Archive pour la catégorie ‘Les compagnes des fougères au jardin’

Tricyrtis formosana

Samedi 19 novembre 2016

Tricyrtis formosana

Tricyrtis formosana est une plante vivace rhizomateuse appartenant à la famille Liliaceae. Bien qu’étant originaire de Taïwan elle se montre étonnamment rustique sous notre climat.

Plante de sous bois, Tricyrtis formosana trouvera naturellement sa place en compagnie des fougères à l’ombre, en sol frais et humifère. Sa floraison tardive d’automne est très appréciable à une époque où le jardin commence à entrer en dormance.

Cardiandra alternifolia ‘Pink Geisha’

Samedi 1 octobre 2016

Cardiandra alternifolia 'Pink Geisha'

Cardiandra alternifolia est une plante vivace herbacée appartenant à la famille Hydrangeaceae dont l’aire de distribution au Japon s’étend depuis le sud, sur l’île de Kyushu , jusqu’au nord, sur l’île de Honshu, en passant par l’ île centrale de Shikoku, ce qui laisse espérer une assez bonne rusticité, au moins jusqu’au zone 7.

Cardiandra alternifolia doit son nom d’espèce à ses feuilles alternes, de forme lancéolée à oblongue, aux marges finement dentées et d’un beau vert foncé. La floraison en cymes composée de fleurs fertiles au centre et de fleurs stériles  en périphérie est caractéristique de la famille.

Comme les fougères qu’elle accompagnera en beauté jusqu’ à l’automne, puisque sa floraison dure longtemps, elle apprécie les sols frais et humifères à la mi-ombre.

Un parfum d’été

Samedi 30 juillet 2016

Neoregelia

… Avec la très discrète floraison du Neoregelia.

Bonnes vacances à tous et à toutes !

Aechmea recurvata x Aechmea calyculata

Samedi 14 mai 2016

Aechmea recurvata x Aechmea calyculata

L’hybridation entre Aechmea recurvata et Aechmea calyculata a donné naissance à de nombreux cultivars que l’on peut difficilement identifier avec certitude, faute d’une documentation suffisante. Le plus connu d’entre eux est probablement ‘Covata’ et c’est celui qui se rapproche le plus du mien avec l’extrémité des feuilles violacée, teinte s’accentuant avec l’exposition au soleil.

La floraison qui survient entre la fin de l’hiver et le début du printemps se compose de minuscules fleurs blanches mais ce sont surtout les bractées d’un rouge vif qui font tout son intérêt.

La rusticité est bonne pour une broméliacée puisque la plante peut supporter quelques degrés en dessous du 0° fatidique, à condition bien sûr d’être placée dans un endroit abrité. Elle tient compagnie aux fougères épiphytes supportant les expositions ensoleillées, comme les Davallia et les Nephrolepis.

Dietes bicolor

Samedi 23 janvier 2016

Dietes bicolor

Dietes bicolor est une plante vivace rhizomateuse  appartenant à la famille Iridaceae. Bien qu’étant originaire d’ Afrique du Sud elle présente une certaine rusticité, allant  jusqu’à -10° selon certaines sources, ce qui rendrait possible sa culture en zone 8b.

Si le feuillage linéaire est persistant jusqu’à quelques degrés sous O°, il faut bien reconnaître qu’il est assez quelconque, et c’est bien sûr pour sa somptueuse floraison que l’on cultivera cette iridacée. Les fleurs éphémères qui ne durent que deux jours compensent leur courte durée de vie par une association de teintes originales, jaune, orange et brun foncé, qui s’avère particulièrement lumineuse au milieu des feuillages d’un vert soutenu de la plupart des fougères. La floraison se renouvelle tout au long de l’été tant que le sol reste frais. La plante accepte de fleurir à la mi-ombre mais à un emplacement chaud et protégé pour pouvoir passer l’hiver sans trop de dégâts.

Liriope muscari ‘Variegata’

Samedi 7 novembre 2015

Liriope muscari 'Variegata'

S’il existe une plante incontournable dans un jardin ombragé, c’est bien celle-ci. Genre proche d’ Ophiopogon, Liriope est également originaire de l’ Asie de l’ Est. Il est assez difficile de dire  de combien d’espèces est composée la famille Liriope puisque nombre d’entre elles  ont été transférées dans le genre Ophiopogon. Cependant l’espèce Liriope muscari reste maintenue dans le genre Liriope.

L’ espèce type qui est originaire de Chine, du Japon et de Taïwan a été supplantée dans nos jardins par ses nombreux cultivars, prisés autant pour leurs fleurs dont les teintes varient du blanc au violet soutenu, que pour leurs feuillages variés qui vont du presque blanc au vert le plus soutenu, en passant par différents panachages. Enfin bref, le choix est immense et on trouvera toujours une plante à son goût, d’autant plus qu’elle sait s’adapter à tous types de sols et d’expositions. Si on ajoute à ce tableau déjà flatteur que le feuillage est en plus persistant, on obtient une plante proche de la perfection !

Comme son nom l’indique Liriope muscari ‘Variegata’ possède un feuillage panaché de jaune qui forme un contraste assez inattendu avec la floraison violette. Cet ensemble détonnant demande à être entouré de feuillages de teinte sobre, sinon gare à l’overdose avec d’autres plantes à feuillage ou à floraison vivement colorées. Elle est ici plantée en compagnie de  Polypodium vulgare ‘Bifido-cristatum’.

Aechmea gamosepala

Samedi 10 octobre 2015

Aechmea gamosepala

Aechmea gamosepala est une broméliacée épiphyte originaire du Brésil. Le genre Aechmea est riche de plus de 250 espèces, toutes originaires de l’ Amérique centrale et de l’ Amérique du sud,  mais que l’on trouve dans une grande variété d’habitats, aussi est-il difficile de généraliser sur leurs besoins culturaux. Ce sont principalement des espèces épiphytes possédant des feuilles cylindriques disposées en rosette et formant un réservoir capable de retenir l’eau.

Bien que la rusticité des broméliacées est une science encore dans son enfance, tout au moins sur le continent européen, il semblerait que Aechmea gamosepala soit une espèce cultivable en zone 9, ce qui correspond sur notre territoire aux zones du littoral. En dehors de ces zones privilégiées, il faut prévoir d’abriter la plante quand la température descend sous les -5°. En zone urbaine, comme ici c’est tout à fait possible puisque cet Aechmea passe la quasi totalité de l’année dehors, en compagnie de certaines fougères épiphytes semi-rustiques comme par exemple Nephrolepis cordifolia.

Aechnmea gamosepala et Nephrolepis cordifolia sont toutes les deux cultivées en plein soleil, ce qui explique la teinte dorée prise par le feuillage. L’ exposition généralement recommandée pour Aechmea gamosepala est la mi-ombre mais je pense que cultivée loin de son aire climatique d’origine, une exposition bien ensoleillée pendant toute la saison de croissance est bénéfique pour assurer sa survie hivernale. Le réservoir formé par les feuilles peut contenir une grande quantité d’eau et il faut penser à le vider périodiquement en hiver, et avant de déplacer la plante sous peine de se faire doucher ! Les insectes ont bien vite repéré cette ressource inespérée d’eau pendant la longue période de sécheresse et sont venus s’y abreuver, même s’il y a eu des cas de noyades de guêpes.

L’assemblage de couleurs, entre le vert jaune doré du feuillage, le rose fuschia de la hampe florale et le bleu mauve des fleurs, produit un effet un peu psychédélique mais cette petite touche inattendue au milieu d’un océan de verdure produit un point de repère dans le jardin.

Un avant-goût de vacances

Samedi 25 juillet 2015

Un avant-goût de vacances

Moment magique capturé dans la douce lumière du matin, cette scène qui associe Neomarica caerulea, Woodwardia orientalis et Cyathea tomentosissima donne des envies d’ évasion vers des horizons inconnus. L’ échappée des vacances est propice à la découverte de nouveaux paysages et à la visite de beaux jardins. Autant de sources d’inspiration pour son propre jardin que l’on regarde avec un oeil neuf après cette période de séparation plus ou moins longue.

Bonnes vacances à tous et à toutes.

Neomarica caerulea

Samedi 4 juillet 2015

Neomarica caerulea

Neomarica est un genre appartenant à la famille des Iridaceae comportant une vingtaine d’espèces originaires de l’ Amérique tropicale. Ces vivaces rhizomateuses au feuillage persistant portent des fleurs qui ne durent que l’espace d’une journée, mais se renouvelant sur une longue période.

Neomarica caerulea est une espèce originaire du sud du Brésil. Les sépales des fleurs sont mauves et rayés de brun à la base tandis que les pétales, plus petits, sont violets et également striés de blanc et de brun. Neomarica caerulea doit son surnom d’iris marcheur à son mode de propagation particulier. En effet après que la fleur ait été fécondée, une plantule se développe à son niveau, croît pour ensuite fleurir à son tour, tant et si bien qu’en fin de saison la tige finit par ployer jusqu’au sol, permettant ainsi aux plantules de s’enraciner. Il est alors facile de détacher ces  ‘keikis’ qui bien souvent se détachent d’eux mêmes, pour les mettre  dans un verre d’eau où ils ne tarderont pas à émettre des racines.

Bien qu’étant une plante tropicale  rustique seulement en zone 10 et 11, il est possible de cultiver Neomarica caerulea en zone 8, à condition de le protéger du gel. Je maintiens cette plante depuis 3 ans en pot, et elle refleurit tous les ans, sans soins particuliers. Elle peut ainsi être utilisée comme plante d’accent et déplacée au gré de ses envies. Comme les fougères elle apprécie les emplacements un peu ombragés et des arrosages suivis.

Iris confusa

Samedi 27 juin 2015

Iris confusa

Iris confusa est une iridacée originaire de l’Ouest de la Chine. C’est un iris rhizomateux qui se propage au moyen de ses longs stolons rampants. Il présente la particularité de porter des feuilles regroupées en éventail, disposées au sommet de longues tiges, ce qui lui a valu son surnom d’ iris bambou. Le feuillage, épais et persistant, est brillant sur le dessus et glauque sur l’envers. L’inflorescence apparait au milieu des feuilles et les fleurs sont portées par de courts pédicelles. La teinte varie du blanc au bleu, avec une tache orangée. Les fleurs sont éphémères mais la floraison s’étale sur une longue période d’avril à mai.

Iris confusa se montre raisonnablement rustique en zone 8, tant que le froid reste modéré. Les fortes gelées et la neige peuvent abimer le feuillage, et par là compromettre la floraison printanière, puisque l’inflorescence se développe au coeur même du feuillage. Ce fut le cas en 2012 mais la souche s’est montrée bien rustique. Bien qu’appréciant la mi-ombre et les sols frais, Iris confusa accepte une exposition ensoleillée et résiste assez bien à la sécheresse. Bien plus que pour sa floraison, je le cultive d’abord pour son superbe feuillage insolite.