Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Saxifraga stolonifera ‘Cuscutiformis’

Samedi 5 mai 2012

Saxifraga stolonifera 'Cuscutiformis'

Saxifraga stolonifera ‘Cuscutiformis’ est une espèce de saxifrage stolonifère originaire d’ Asie. Les feuilles regroupées en rosette basale sont d’un vert moyen avec des veinures argentées sur le dessus, tandis que le revers est d’une teinte fuschia. La plante se propage au moyen de fins stolons pourpres qui en s’enracinant donnent naissance à de nouvelles plantes. La propagation est assez rapide mais elle reste facile à contrôler car l’enracinement est superficiel. Cet hiver rigoureux a permis de vérifier sa parfaite rusticité.

C’est un excellent couvre sol qui se plait particulièrement à mi-ombre, dans une couche d’ humus en compagnie des fougères, mais que j’ai également essayé avec succès à d’autres endroits du jardin plus secs et ensoleillés où elle tient très bien.

La floraison discrète et gracieuse se produit en fin de printemps, début d’été. Elle est ici accompagnée à l’arrière plan par les fleurs blanches de Libertia peregrinans et a pour voisine une fougère originaire elle aussi d’ Asie, Coniogramme intermedia.

Platycerium bifurcatum ‘Netherlands’

Samedi 15 octobre 2011

Platycerium bifurcatum 'Netherlands'

Platycerium est un genre regroupant des fougères épiphytes de culture facile dans l’ensemble.

Elles doivent leur popularité comme plante d’intérieur à un aspect un peu étrange et à un dimorphisme foliaire très accentué. Les frondes stériles, de teinte brune à maturité, sont plaquées contre le substrat et possèdent une texture spongieuse qui leur permet de stocker l’humidité. Les frondes fertiles sont quant à elles pourvues d’un revêtement pileux composé de poils à la structure étoilée. Ces particularités témoignent d’une adaptation à un mode de vie épiphyte pour lequel les plantes doivent adopter des stratagèmes pour retenir l’humidité qui est beaucoup plus réduite que dans un mode de vie au sol.

Platycerium bifurcatum doit son nom d’espèce à ses frondes deux fois divisées. Le cultivar ‘Netherlands’ est l’un des plus couramment commercialisés. Il se distingue par des frondes arquées et possède des frondes stériles dont les bords sont lobés et retournés vers le haut en forme de coupe.

Il faut laisser le substrat  sécher entre deux arrosages  et exposer la plante en pleine lumière. Elle appréciera de passer l’été au jardin  à l’ombre, par exemple suspendue à une branche d’arbre.

Asplenium scolopendrium ‘Spirale’

Samedi 24 septembre 2011

Asplenium scolopendrium'Spirale'

Asplenium scolopendrium ‘Spirale’  fait partie  des nombreuses formes de l’espèce  cultivées  en Grande Bretagne,  à l’époque victorienne. Beaucoup d’entre elles ne sont malheureusement pas parvenues jusqu’à nous et sont probablement perdues pour toujours.

Par chance celle-ci a pu être remise en culture pour le plus grand bonheur des collectionneurs.

D’après Charles Druery, dans British  Ferns and their varieties, cette forme avait été découverte en plusieurs endroits, ce qui indique que cette variation était assez fréquente. Charles Druery décrit la plante comme étant une forme naine, avec des frondes ondulées, très épaisses et coriaces, en forme de tire-bouchon. L’image est très appropriée puisque le rachis montre plusieurs torsions. La hauteur de la plante adulte ne dépassera pas 15 cm.

Il faut signaler qu’à l’époque l’espèce Asplenium scolopendrium était classifiée sous le nom de Scolopendrium vulgare, et cette forme est donc décrite par Druery  comme étant Scolopendrium vulgare ‘Spirale’.

C’est un joli petit bijou à conserver à l’ombre car l’ exposition au soleil se traduit par des brûlures  du feuillage très inesthétiques.

Blechnum gibbum

Samedi 2 octobre 2010

Blechnum gibbum

Certaines fougères couramment vendues comme plantes d’intérieur dans les jardineries s’avèrent un peu plus résistantes que prévu au froid.

C’est parce que ce Blechnum se desséchait lamentablement à l’intérieur de la maison, en dépit de fréquents arrosages et brumisations, que j’ai entrepris de le cultiver à l’extérieur, en le traitant comme une espèce semi rustique que l’on n’ abrite que lorsqu’il gèle. Depuis il se porte beaucoup mieux et a vaillamment traversé deux hivers plutôt rigoureux.

Je pense que de par ses besoins importants en matière d’humidité, comme la quasi totalité des fougères à port arborescent en fait, ce Blechnum est mieux adapté à une culture en serre  plutôt qu’en intérieur. Il ne doit jamais manquer d’eau même en hiver sous peine de voir ses frondes se dessécher irrémédiablement.

Polystichum setiferum Lineare Group

Samedi 26 juin 2010

Polystichum setiferum Lineare Group

Bien que ce Polystichum m’ait été vendu sous le nom de cultivar ‘Hirondelle’, après avoir consulté  Polystichum cultivars, variation in the British shield ferns de J.W.Dyce , je trouve plus prudent de m’en tenir à l’appellation générale de Lineare Group.

Selon Jimmy Dyce qui fut président de la British Pteridological Society, et un éminent spécialiste en matière de Polystichum, le groupe Lineare rassemble des plantes  qui se caractérisent par des pinnules excessivement étroites et linéaires, d ‘où le nom du groupe, ce qui donne aux frondes un aspect aérien. Leur seul défaut est qu’elles ont tendance à présenter un développement incomplet qui se traduit par des pinnules manquantes, ou réduites à leur plus simple expression,  à la manière d’une épine.

Sur ma plante ces pinnules manquantes sont nettement visibles, particulièrement à la base des pennes.

Dans ce groupe, plusieurs cultivars ont été nommés, le plus connu et le plus recherché étant ‘Hirondelle’, mais Jimmy Dyce mentionne également ‘Carrugat et ‘Confluens’. Néanmoins la distinction entre ces cultivars reste très difficile à faire et si je m’en réfère aux illustrations de l’ouvrage de Jimmy Dyce, ma plante serait plus proche du cultivar ‘Carrugat’.

Asplenium antiquum ‘Osaka’

Samedi 5 décembre 2009

asplenium antiquum osaka

Asplenium antiquum ressemble beaucoup à Asplenium nidus avec lequel on peut le confondre mais il s’en distingue par des frondes plus étroites et nettement terminées en pointe à l’apex, une nervure centrale proéminente et arrondie au revers, et des sores présents seulement dans la partie supérieure des frondes.
Le cultivar ‘Osaka’ possède des frondes aux bords fortement ondulés.
Sa culture est semblable à celle de l’ Asplenium nidus, à savoir dans un pot pas trop grand, dans un substrat léger maintenu tout juste humide.
Compte tenu de ses origines qui sont la Corée, Taiwan et le Japon, on peut s’attendre à ce qu’il soit un peu plus résistant au froid que l’Asplenium nidus qui est une espèce nettement tropicale. C’est également une plante plus robuste et à la croissance plus forte.

Asplenium flaccidum

Samedi 14 novembre 2009

Asplenium flaccidum

Asplenium flaccidum est une fougère dont l’aire de distribution s’étend de la Nouvelle Zélande à l’Australie. Son nom d’espèce flaccidum fait référence à la flaccidité, c’est à dire à l’absence de rigidité de ses frondes. Si le terme flasque est généralement peu élogieux, dans le cas présent c’est tout de même ce qui confère à la plante son caractère insolite et gracieusement retombant !
Selon Patrick J.Brownsey et John C.Smith-Dodsworth, auteurs de  New Zealand Ferns and Allied Plants , il existe deux sous espèces : subsp haurakiense et subsp  flaccidum . Je possède la forme type qui s’appelle donc Asplenium flaccidum susp.flaccidum .

C’est une plante généralement épiphyte, plus rarement terrestre. Comme la rusticité n’est pas son fort, je la cultive en pot, mais une culture en suspension serait certainement plus appropriée pour mettre en valeur son port retombant. Des arrosages fréquents sont indispensables car elle déteste la chaleur. Par des températures caniculaires, elle ne produit plus aucune fronde, jusqu’au retour de températures plus fraiches et d’une ambiance plus humide. Ceci explique qu’elle soit au mieux de sa forme au printemps, et plus curieusement au beau milieu de l’automne quand les précipitations sont abondantes. Son développement est lent et elle ne produit que quelques frondes par an, mais qui sont incroyablement coriaces.

Pour résumer disons que c’est une plante qui se mérite.

Blechnum fluviatile

Samedi 14 mars 2009

Bien qu’elle ne soit pas aussi riche en espèces de fougères que certains pays tropicaux, la Nouvelle Zélande est particulièrement bien lotie avec de nombreuses espèces endémiques, la plus connue d’entre elles étant Dicksonia fibrosa (wheki ponga) dont la fronde est l’emblème de la Nouvelle Zélande.

En dehors de cette plante emblématique, il existe bien d’autres espèces qui pourraient figurer dans nos jardins, comme ce Blechnum fluviatile.

Son premier atout est une relative rusticité, les spécialistes estimant qu’elle est de l’ordre de -10°, ce qui n’est déjà pas si mal.

Ainsi que le laisse présager son nom d’espèce, fluviatile, elle demande un environnement humide  ou si on n’a pas la chance de disposer de telles conditions, des arrosages suivis. Comme tout Blechnum, il lui faut une terre neutre à acide, en aucun cas calcaire.

Son feuillage est particulièrement coriace et résiste bien au gel, ainsi que j’ai pu le constater au cours de cet hiver rigoureux. En tout cas il est plus résistant que celui de Dicksonia fibrosa, ce qui pourrait également laisser présager d’une meilleure rusticité que ce dernier.

Dryopteris bissetiana

Samedi 21 février 2009

Ce Dryopteris, grâce à sa petite taille et à son port étalé, fait une excellente plante de bordure.

Ses frondes de forme triangulaire et son feuillage épais, et comme bosselé sur le dessus, lui donnent une élégance particulière qui fait penser à certaines pièces d’orfèvrerie.

Il est ici accompagné par un semis de Begonia evansiana et par un Pteris cretica ‘Albo-lineata’ que l’on peut apercevoir sur la gauche.

Polystichum setiferum ‘Plumosum Bevis’

Samedi 7 février 2009

Pendant longtemps cette fougère a été nommée Polystichum aculeatum ‘Pulcherrimum Bevis’ car on pensait qu’elle appartenait à l’espèce aculeatum. Mais les études ont montré qu’il s’agissait bien d’un Polystichum setiferum.

Parmi les nombreux cultivars de Polystichum setiferum, on en a répertorié plus de 300 à une époque, celui ci sort du lot par son exceptionnelle beauté, et on comprend aisément qu’il ait pu faire l’objet de tant d’engouement parmi les collectionneurs à une époque où il était encore difficilement disponible.

C’est bien souvent un infime détail qui permet de différencier entre eux les cultivars de Polystichum setiferum. Mais ‘Plumosum Bevis’ se distingue nettement par la façon dont se termine en tresse l’extrémité des frondes, caractéristique qui permet de l’identifier à coup sûr.