Archive pour la catégorie ‘Les compagnes des fougères au jardin’

Disporum taiwanense

Samedi 15 juin 2013

Disporum taiwanense

Ce Disporum qui m’a été vendu sous le nom de Disporum cantoniense m’est apparu assez rapidement différent de cette espèce que je cultivais déjà. Les fleurs marquées de pourpre sont portées par de longs pédicelles, alors qu’ils sont courts chez Disporum cantoniense. Les feuilles sont étroites et lancéolées alors que chez Disporum cantoniense elles sont plus larges et de forme ovale. Enfin, le dernier détail qui m’a mis sur la piste de l’ identification de ce Disporum inconnu était la présence d’une tache rouge au niveau des noeuds de la tige, tache  absente chez Disporum cantoniense.

J’ai pu reconnaître qu’il s’agissait là de Disporum taiwanense, une espèce originaire de Taïwan comme son nom l’indique, et assez proche de Disporum cantoniense, d’où cette  possible confusion. La nomenclature des espèces de Disporum introduites en culture reste malheureusement encore un peu confuse, ce qui n’a rien de surprenant car si on prend l’ exemple de  l’espèce Disporum cantoniense , plusieurs variétés  et formes sont répertoriées.

Voilà bien de quoi dérouter le jardinier amateur, mais quoi qu’il en soit toutes les espèces de Disporum sont des plantes précieuses pour l’ ombre et me semblent promises à un bel avenir dans nos jardins, à mesure qu’ elles seront disponibles, car leur diffusion reste encore malheureusement confidentielle. Sue et Bleddyn Wynn-Jones qui ont été les pionniers de leur introduction en Europe ont écrit un article  très complet à leur sujet que vous pourrez lire ICI .

Disporum taiwanense tient ici compagnie à une fougère Dryopteris filix-mas ‘ Linearis Polydactyla’

Farfugium japonicum ‘Argentea’

Samedi 1 juin 2013

Farfugium japonicum 'Argentea'

Farfugium japonicum est une plante vivace originaire  d’ Asie, appartenant à la famille Asteraceae, présente à l’ Est de la Chine, en Corée, à Taïwan et au Japon. C’est un genre très prisé au Japon par de nombreux collectionneurs qui sont à la recherche des variations et des formes les plus étranges que peuvent prendre cette plante. Il en existe beaucoup, malheureusement la plupart d ‘entre elles sont difficilement trouvables en Europe.

Farfugium japonicum ‘Argentea’ est une forme à feuillage panaché de blanc. Il n’est pas exagéré de dire que cette plante ne possède pas deux feuilles identiques ! Certaines  feuilles sont presque entièrement vertes, surtout quand la plante est encore jeune, d’autres combinent des aplats de vert sur des feuilles blanches, tandis que d’ autres sont entièrement blanches. Sur un fond de feuillages sombres, à mi-ombre,  ce feuillage lumineux ressort magnifiquement bien. La floraison jaune, que je n’ai jamais vue, se produit pendant les mois d’ hiver, mais c’est bien sûr pour son feuillage qu’on la cultive.

Abordons maintenant la question de la culture de cette merveille, et c’est là que les choses se corsent. Au niveau de la rusticité, il ne faut pas trop se faire d’ illusions, si Fargium japonicum ‘Argentea’ peut facilement supporter quelques jours de gel, sa survie est menacée si le sol reste durablement gelé sur plusieurs semaines. La plante est également très vulnérable au soleil et à la chaleur, dans ces conditions le feuillage peut se flétrir rapidement et être victime de brûlures. Enfin il reste le problème posé par les gastéropodes qui sont très friands du feuillage. Pour toutes ces raisons une culture en pot s’impose, de même qu’une bonne surveillance, mais la plante est si belle et si difficile à trouver qu’elle mérite bien ces quelques attentions.

Farfugium japonicum ‘Argentea’ est ici accompagné par une fougère, Dryopteris formosana et par le feuillage panaché de Aspidistra elatior ‘Variegata’.

Disporum cantoniense ‘Night Heron’

Samedi 18 mai 2013

Disporum cantoniense 'Night Heron'

Après avoir précédemment présenté une forme à feuillage vert de Disporum cantoniense, voici à présent la variété connue sous le nom de ‘Night Heron’ qui se distingue par un beau feuillage presque noir à son émergence, la floraison étant identique à celle du précédent.

Selon les sources consultées Disporum cantoniense appartiendrait soit à la famille des Asparagacées, soit à la famille des Colchicacées ou encore à celle des Convallariacées, bref de quoi y perdre son latin ! Dans le doute je retiens la position de l’ International Plant Name Index pour lequel Disporum cantoniense est rattaché à la famille Convallariaceae.

Quoi qu’il en soit toutes les plantes distribuées sous le nom de Disporum cantoniense, on en connait même des formes à feuillage panaché, valent largement la peine d’ être recherchées car leur contribution au jardin de sous bois est inestimable. Un port remarquable, une floraison gracieuse, un feuillage restant beau toute la saison et même en hiver s’il ne gèle pas trop fort,une fructification restant longtemps sur la plante, franchement que pourrait-on attendre de plus d’une plante vivace ? Rien.

La photo a été prise juste avant le début de la floraison.

Luzula sylvatica ‘Taggart’s Cream’

Samedi 11 mai 2013

Luzula sylvatica 'Taggart's Cream'

Si les graminées sont pour la plupart d’ entre elles des plantes d’espace libre et dégagé en plein soleil, il en existe un certain nombre qui sont adaptées aux emplacement ombragés. Luzula sylvatica dont le nom d’espèce,sylvatica, nous indique qu’il s’agit là d’une plante sylvestre, en fait évidemment partie. Je précise au passage qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une graminée, les vraies graminées appartenant au genre des Poacées, mais d’une Joncacée. Son statut de monocotylédone fait qu’elle est rattachée à ce groupe de plantes, communément qualifié d’herbes ou de graminées.

Luzula sylvatica est une habitante des bois, landes et bords de ruisseaux du centre au sud de l’ Europe et jusqu’à l’ouest. C’est une plante très rustique, jusqu’à -20°, et dont le feuillage persistant reste beau tout au long de l’année. La photo a d’ailleurs été prise au mois de mars, avant le début de la nouvelle saison de croissance. Elle apprécie une exposition à mi-ombre dans un sol humifère, ce qui en fait une compagne toute désignée pour les fougères qui sont familières de ces conditions. Elle tient ici compagnie à Adiantum venustum que je considère comme la meilleure des espèces du genre car particulièrement ornementale, très résistante au froid et parfaitement persistante.

Luzula sylvatica ‘Taggart’s Cream’ possède un feuillage de teinte crème, délicatement bordé de vert. Comme il est malheureusement de règle avec les feuillages presque entièrement dépourvus de chlorophylle, la vigueur de la plante s’en trouve diminuée et il faut à tout prix la préserver du soleil qui entraîne des brûlures inesthétiques sur les feuilles. Mais après tout , tant de délicatesse vaut bien quelques précautions.

Syneilesis aconitifolia

Samedi 20 avril 2013

Syneilesis aconitifolia

Syneilesis est un genre regroupant des plantes vivaces originaires de Chine, de Corée et du Japon, appartenant à la famille Asteraceae. Parmi le genre, les deux espèces les plus connues sont Syneilesis palmata et Syneilesis aconitifolia.

Syneilesis aconitifolia se distingue par son feuillage profondément incisé et palmatiséqué comme celui de l ‘ aconit, d’ où lui vient son nom d’ espèce aconitifolia. Son habitat d’ origine est celui des forêts  de feuillus, ce qui nous indique qu’il s’ agit là d’ une plante de sous bois qui se plaira au jardin à mi ombre et dans un sol bien pourvu en humus, plutôt acide de préférence. La rusticité de la plante va de la zone 5 à la zone 8, ce qui signifie que la plante risque de souffrir dans les régions où les étés sont particulièrement chauds. Syneilesis aconitifolia est essentiellement cultivé pour son beau feuillage recouvert d’ un duvet argenté qui se déploie au printemps en forme d’ ombrelle. Les fleurs roses portées par de longues tiges sont assez discrètes. Ici je n’ ai pas encore assisté à cet évènement, la plante étant longue à s’ établir.

Syneilesis aconitifolia est ici encadré par deux fougères, à gauche Athyrium ‘Ghost’ et à droite Athyrium nipponicum ‘Metallicum’.

Orthrosanthus laxus

Samedi 6 avril 2013

Orthrosanthus laxus

Contrairement à ce que ses origines pourraient laisser penser puisque cette petite iridacée est originaire du sud ouest de l’ Australie, elle se montre assez rustique sous nos latitudes, ayant vaillamment supporté l’ épisode de gel prolongé de février 2012.

D’ une touffe de feuilles disposées en éventail, hautes d’ une quinzaine de centimètres et d’ une teinte vert de gris assez peu attrayante il faut faut bien le reconnaitre, émergent au début de l’ été des hampes florales portant des fleurs d’ un bleu porcelaine très pâle qui fanent rapidement en cours de journée, d’ où le surnom anglo-saxon de la plante, Morning Iris.

C’ est une plante qui aime les sols bien drainés et les emplacements ensoleillés mais qui apprécie quelques arrosages pour bien fleurir. Ses fleurs ont teinte peu courante au jardin. Elle est ici associée à des fougères qui aiment ce même type d’ exposition avec Pellaea rotundifolia à l’ arrière plan et Cheilanthes tomentosa à sa droite.

Aspidistra ‘China Star’

Samedi 23 mars 2013

Aspidistra 'China Star'

La délicatesse des fougères est particulièrement bien mise en valeur par les feuillages larges et opulents qui sont caractéristiques des plantes de zones d’ ombre. Les plus connus et utilisés sont bien sûr ceux des hostas qui ont l’ avantage d’ être rustiques mais l’ inconvénient d’ être très vulnérables face aux attaques d’ escargots  et limaces. Comme ici le jardin est abondamment paillé l’ hiver pour protéger les plantes frileuses, les limaces ont tendance à proliférer au printemps, ne laissant alors aucune chance aux tendres feuillages des hostas. Comme je ne tiens pas à faire la guerre au jardin, j’ ai préféré y renoncer tout simplement. Parmi les alternatives choisies pour les remplacer figurent les feuillages coriaces de différentes espèces de Aspidistra auxquels les gastéropodes ne s’ attaquent généralement pas. Certains sont parfaitement rustiques, jusqu’en zone7 pour l’ espèce la plus connue et la plus répandue, Aspidistra elatior, du moins dans sa forme type, les cultivars panachés étant sans doute plus sensibles au gel.

Genre asiatique, répandu de la Chine jusqu’à l’ Asie du Sud Est, riche en espèces, Aspidistra est pauvrement documenté, du moins en occident où semble régner une certaine confusion parmi les plantes commercialisées. Aspidistra ‘China Star’  qui a été prélevé dans une montagne du Sichuan par Jim Waddick serait une variété de l’ espèce Aspidistra fungilliformis. Portées par de courts pétioles, les larges feuilles sont irrégulièrement tachetées de vert clair et ne supportent absolument pas le soleil. Question rusticité, c’ est la grande inconnue, la plante supporte probablement quelques gelées passagères, mais de là à dire qu’ elle supporterait un gel prolongé et ininterrompu de plusieurs semaines, il y a un pas. Comme de plus la croissance est plutôt lente, si les parties aériennes étaient entièrement détruites par le gel, la récupération de la plante serait longue. C’ est pour cela que je la cultive dans un pot qui  constitue un décor mobile au fil des saisons, particulièrement apprécié en hiver.

Sisyrinchium ‘Biscutella’

Samedi 9 mars 2013

Sisyrinchium 'Biscutella'

Sisyrichium ‘Biscutella’ est une petite plante vivace originaire d’ Amérique du Nord appartenant à la famille  Iridaceae. Avec  son feuillage linéaire  étroit et persistant qui  résiste parfaitement à la sécheresse, c’ est une excellente candidate pour une rocaille ensoleillée. Si les fleurs ne durent qu’ une journée, elles se renouvellent constamment pendant une grande partie de l’ été. Elles présentent une association de teintes assez originale, mêlant le chamois, le rose et le mauve.

Elle est ici associée à des fougères de petite taille qui sont , elles aussi familières des habitats pierreux , telles que Asplenium trichomanes, Asplenium ruta-muraria, Asplenium ceterach, Blechnum penna-marina, Cheilanthes argentea, Cheilanthes lanosa, Cheilanthes sinuosa et Cheilanthes tomentosa, pour ne citer que quelques uns des  choix possibles.

Arthropodium candidum ‘Purpureum’

Samedi 23 février 2013

Arthropodium candidum 'Purpureum'

Arthropodium candidum est une plante vivace appartenant à la famille des Anthericaceae. Cette espèce endémique à la Nouvelle Zélande est originaire de la péninsule de Coromandel où on la trouve dans les formations forestières ouvertes.

Le cultivar ‘Purpureum’ se distingue par son feuillage caduc tacheté de pourpre. C’ est cette teinte insolite, café au lait, qui fait tout l’ attrait de la plante dont la discrète floraison blanche passe presque inaperçue. Si dans son habitat d’ origine elle pousse à mi ombre, elle est ici plantée au soleil car ainsi que j’ ai pu le remarquer pour nombre de plantes originaires de Nouvelle Zélande, la résistance au froid s’ en trouve nettement améliorée. A ce sujet, j’ ai été très surprise par la rusticité de cette plante qui pour sa première saison au jardin a dû affronter les températures polaires du terrible mois de février 2012 en repoussant vigoureusement au printemps. Elle se propage en drageonnant et en se ressemant assez facilement.

Dans cette rocaille elle tient compagnie à une fougère de petite taille Asplenium adiantum- nigrum.

Begonia grandis ‘Sapporo’

Samedi 16 février 2013

Begonia grandis 'Sapporo'

Après avoir présenté il y a quelques semaines le cultivar ‘Alba’ de Begonia grandis, voici à présent le cultivar ‘Sapporo’. Ce dernier se distingue du précédent par des fleurs d’ un rose vif et par les tiges  et le revers des feuilles qui sont d’ un pourpre plus soutenu.

Comme l’ indique son nom ‘Sapporo’, ce bégonia est originaire du Japon, de l’ Ile d’ Hokkaido, dont il porte le nom de la capitale. De ses origines on peut en déduire une bonne rusticité, jusqu’en zone 6. Sa floraison est très tardive, ce qui en fait une plante précieuse pour l’ arrière saison.

La plante qu’ on aperçoit à l’ arrière plan à droite et dont le feuillage évoque celui d’ un bananier n’ en est pas un. En réalité il s’ agit d’ un Canna iridiflora ‘Ehemannii’. J’ ai été très surprise par sa rusticité, car pour sa première saison de plantation  au jardin, il a vaillamment résisté au terrible mois de février 2012, moyennant un bon paillage. On ne le voit pas en entier sur la photo car il culminait à 3 mètres de haut et a fleuri sans discontinuer tout au long de l’ été. C ‘est une plante que je recommande sans hésiter pour donner une allure tropicale au jardin.