Bletilla striata

17 février 2018

Bletilla striata

Bletilla striata est une petite plante vivace herbacée appartenant à la famille Orchidaceae, largement répandue en Asie, de la Chine au Japon. La tige présente un renflement charnu qui constitue un organe de réserve, assez ressemblant à un bulbe sans toutefois en avoir la structure, et pour cette raison nommé pseudobulbe, celui de Bletilla striata étant aplati.

Les feuilles disposées à la base de la tige sont de forme oblongue à lancéolée, et élégamment plissées. L’ épithète striata fait référence au labelle de la fleur qui lui aussi est joliment plissé. Les fleurs sont généralement d’un rose violacé mais il existe une forme blanche, nommée alba.

Bletilla striata est probablement l’une des orchidées terrestres dont la culture est la plus facile, une exposition ombragée et un sol frais suffisant à son bonheur, dans des conditions similaires  à la plupart des fougères.

Reconnaître la maturité des spores

3 février 2018

maturité des spores

Le semis de spores est une expérience amusante à tenter et qui ne coûte pas grand chose, à part de la patience, bien sûr. Ce passe temps peut se révéler rapidement addictif car dès lors qu’on a réussi avec une espèce donnée, on a envie d’essayer avec d’autres.

A vrai dire, la principale difficulté est de réussir à se procurer des spores fraîches et pour cela le mieux est encore de les prélever soi-même. Oui mais voilà, comment reconnaître le bon moment pour le prélèvement ? Trop tôt, les spores ne sont pas mûres et trop tard, elles se sont déjà envolées.

Comme une bonne image vaut mieux que mille explications, regardons la photo ci-dessus.

On peut constater que les indusies, minces pellicules circulaires recouvrant les sores, sont toujours présentes. Si elles avaient disparu, ou si elles étaient à moitié détachées, alors il serait trop tard, les spores auraient été dispersées depuis longtemps.

Maintenant comment savoir s’il n’est pas trop tôt ? Sous les indusies les sporanges sont bien visibles et renflés et par conséquent prêts à libérer les spores. Le moment est venu de faire le prélèvement.

Pour pouvoir mieux observer les sporanges, une petite loupe grossissant de 10 fois peut s’avérer utile. Il ne reste plus qu’à semer, de préférence le plus rapidement possible.


Vincetoxicum japonicum

27 janvier 2018

Vincetoxicum japonicum

Vincetoxicum japonicum que l’on trouve également sous le synonyme de Cynanchum japonicum est une petite plante vivace appartenant à la famille Apocynaceae qui inclut à présent l’ancienne famille Asclepiadaceae.

Son aire de distribution recouvre la Corée et le Japon. On ne trouve malheureusement que peu d’informations à son sujet et pour compliquer encore les choses, il existe plusieurs formes et variétés de la plante au Japon. Néanmoins il semblerait son habitat soit maritime puisqu’on la trouve dans les prairies côtières.

La tige non ramifiée porte des feuilles glabres, épaisses et brillantes. Les fleurs sont disposées en grappes, les corolles comportant 5 pétales sont d’un blanc jaunâtre. La floraison intervient en fin de printemps, début d’été.

Bien que n’étant pas une plante de sous bois, Vincetoxicum japonicum semble accepter la mi-ombre et y fleurir. Son très petit développement, 30 cm au plus, la destine à la culture en bordure de massif ou en rocaille. Vincetoxicum japonicum appartient à cette catégorie de plantes qui ne seront jamais des stars au jardin et qui peuvent même passer relativement inaperçues, mais dont l’originalité et la présence discrète nous font prendre conscience de l’infinie diversité du vivant, et qui rien que pour cela méritent d’être cultivées.

Pollia japonica

20 janvier 2018

Pollia japonica

Pollia japonica est une plante herbacée vivace appartenant à la famille Commelinaceae dont l’aire de distribution s’étend de l’ est de la Chine au Japon, en passant par Taïwan et la Corée.

Cette habitante des milieux forestiers possède une souche rhizomateuse lui permettant de s’étendre rapidement et son feuillage caduc lui confère une grande rusticité, jusqu’en zone 6. Il n’est pas sans rappeler celui des zingibéracées avec lesquelles elle partage le même comportement dynamique.

La floraison blanche, sans être exubérante, n’en possède pas moins un certain charme qui s’allie avec la présence discrète des fougères. Le bonus est que cette floraison assez longue laisse la place à l’automne à de jolies baies bleutées. C’est une plante sans problème à laquelle on peut juste reprocher d’être trop expansive. Je l’ai associée à une fougère vigoureuse qui possède elle aussi un feuillage brillant Polystichum polyblepharum.

Carex scaposa

13 janvier 2018

Carex scaposa

Si dans leur ensemble les Carex font d’excellentes plantes compagnes pour les fougères  par le contraste apporté par leur feuillage linéaire venant s’opposer au délicat filigrane des frondes de fougères, et par leur aptitude à supporter les emplacements ombragés, celui-ci nommé Carex scaposa apporte en plus une étonnante floraison colorée.

Carex scaposa que l’on serait tenté de ranger parmi les graminées n’en fait pas partie puisqu’il s’agit d’une Cypéracée. Son aire de distribution s’étend du sud de la Chine au Vietnam avec pour habitat les forêts, les pentes boisées, les vallées, les rives des cours d’eau, autant d’indices qui indiquent que c’est une plante recherchant fraîcheur et ombrage. Les feuilles remarquablement larges pour un Carex justifieraient à elles seules sa culture, mais avec l’apparition à l’automne des inflorescences roses, le coup de foudre est assuré ! Pour jouer sur les contrastes de feuillages on l’associera de préférence avec des fougères  aux frondes coriaces et luisantes, caractéristiques des habitats peu lumineux et de petit développement, comme certaines espèces de Polystichum asiatiques, Polystichum neolobatum, Polystichum rigens, Polystichum tsus-simense et Polystichum xiphophyllum, cette dernière espèce étant à mon avis la plus belle et la plus persistante.

Impatiens omeiana

6 janvier 2018

Impatiens omeiana

En dépit de son apparence exotique, cette petite plante vivace appartenant à la famille Balsaminaceae, se montre tout à fait rustique en climat tempéré. Elle tient sa rusticité de sa provenance du Mont Omei, en Chine, dont elle est endémique et où elle vit en altitude.

Si le feuillage caduc disparait en hiver, en revanche la souche rhizomateuse résiste jusqu’en zone 7 et la plante se propage par des stolons.  A voir ses tiges et son feuillage gorgés d’eau, on devine qu’un sol frais à humide s’impose, ainsi qu’un emplacement à l’ombre. En période de forte chaleur, il ne faut pas oublier de l’arroser régulièrement sous peine de la voir rapidement  ‘tourner de l’oeil’. C’est un petit bijou à réserver aux jardins soignés mais qui mérite quelques efforts pour sa floraison délicate qui s’accorde si bien avec la simplicité des fougères. En raison de sa petite taille, une vingtaine de centimètres, on retiendra une fougère de taille comparable. L’association avec  Struthiopteris nipponicum (anciennement Blechnum nipponicum) est véritablement somptueuse mais Struthiopteris spicant (anciennement Blechnum spicant) sera plus facile à trouver.

Woodwardia unigemmata

16 décembre 2017

Woodwardia unigemmata

Si de façon générale la coloration rouge vif  du jeune feuillage est plutôt l’apanage des espèces de Blechnacées tropicales,  elle est aussi présente chez certaines espèces rustiques en zone 8 comme ici Woodwardia unigemmata. En effet dans les zones tropicales où les plantes sont très exposées  à un fort ensoleillement, la teinte rouge que prend parfois le feuillage constitue une protection.  Pour pouvoir se colorer ainsi les frondes devront être exposées à une certaine durée d’ensoleillement, mais pas trop sous peine de subir des brûlures. L’emplacement idéal sera donc situé au soleil le matin  et passant à l’ombre aux heures les plus chaudes de la journée. A un emplacement totalement ombragé la coloration du feuillage sera plus fade.

Woodwardia unigemmata doit son nom d’espèce à la présence, au revers de la fronde, près de l’apex, d’ une ou parfois plusieurs bulbilles. Chez Woodwardia orientalis, ces bulbilles produites en grand nombre se développent sur l’ensemble de la face supérieure de la fronde. Il est à noter une moindre coloration et une plus faible rusticité chez cette dernière espèce.

Isodon effusus

9 décembre 2017

Isodon effusus

Isodon effusus est une plante vivace appartenant à la famille des Lamiaceae, endémique du Japon où on la trouve dans les zones montagneuses ombragées sur l’ile de Honshu.

C’est une plante dont la floraison tardive, entre septembre et octobre, ne peut passer inaperçue. Il faut se représenter une multitude de corolles tubulaires d’un mauve très lumineux qui s’ouvrent quasi simultanément. Ce spectacle est d’autant plus appréciable qu’il survient à une époque de l’année où les floraisons se font plus rares. La rusticité est excellente et la résistance au sec tout à fait honorable pour une plante d’ombre. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire est une légère tendance à l’avachissement sous le poids des fleurs mais on ne va pas lui reprocher de fleurir si généreusement !

En résumé Isodon effusus est une plante facile, acceptant de fleurir en situation ombragée et une excellente plante compagne pour les fougères.

Fascicularia bicolor a enfin fleuri !

21 octobre 2017

Depuis le temps que j’attendais cet évènement … le miracle s’est produit la semaine dernière.
Les signes avant coureurs d’une floraison imminente étaient déjà là depuis plusieurs semaines puisque le feuillage avait revêtu une couleur écarlate

Fascicularia bicolor

Avant de donner ça

Fascicularia bicolor

Ces photos redonneront peut-être espoir aux jardiniers qui tout comme moi pensaient qu’il était impossible de voir fleurir cette broméliacée en dehors d’un climat franchement océanique comme celui du littoral breton. Je ne suis pas sûre de pouvoir reproduire ce résultat à coup sûr tous les ans mais je peux quand même livrer quelques observations.

Contrairement aux apparences Fascicularia bicolor n’est pas une plante xérophyte. Bien que dans son habitat naturel, au Chili, elle vive  sur les falaises maritimes, elle bénéficie de beaucoup d’humidité grâce aux embruns. Inutile d’espérer la voir fleurir si on la traite comme une agave ou un cactus.

Il ne faut pas non plus croire résoudre le problème en la plantant à l’ombre. Elle n’y fleurira pas, j’ai déjà essayé, car c’est une plante de milieu ouvert et non pas une plante d’ombre

Nous voilà donc avec une plante assez frileuse, demandant un bon drainage, une exposition ensoleillée et de l’humidité. La quadrature du cercle en somme ! Pour toutes ces raisons, j’ai renoncé à cultiver Fascicularia bicolor en pleine terre car même si elle se développait bien, la touffe s’accroissant d’année en année, je n’ai jamais obtenu de floraison, faute d’une humidité suffisante en plein été. J’ai donc pris la décision de diviser la souche et de la replanter dans des pots. Au cours de l’ été ceux-ci ont bénéficié de l’arrosage automatique mis en place pendant mon absence pour les fougères et à mon retour, ô miracle, le feuillage avait rougi. En plus du facteur humidité, le regroupement avec d’autres broméliacées a peut-être favorisé la floraison.

Pour découvrir les broméliacées je recommande la lecture de Bromeliads for the Contemporary Garden de Andrew Steens. les photographies sont à tomber !

Rencontre des passionnés de fougères

22 septembre 2017

La première rencontre réunissant les passionnés de fougères se tiendra le dimanche 24 septembre au Parc Floral de Vincennes dans le cadre de la 4ème édition du village botanique. Venez nombreux !