Les rencontres botaniques de Branféré

9 juin 2017

Les rencontres botaniques de Branféré qui se sont tenues les 4 et 5 juin se sont articulées autour d’un noyau dur de fous de plantes, chaque intervenant ayant partagé ses connaissances et contribué à la prise de conscience de l’étonnante diversité du monde végétal.

Sarah Cardinal  nous a fait découvrir la plus grande fleur du monde végétal, la rafflésie, menacée dans son milieu naturel, et les actions qui sont menées pour la préservation de l’espèce.

Sarah cardinal

Gilbert Cudennec, collectionneur et passionné de bambous, était venu avec une petite partie de ses plantes et nous a montré des cannes de toute beauté.

Canne de bambou

Canne de bambou

Canne de bambou

Christian Monnet, grand voyageur devant l’éternel et découvreur de plantes, nous a montré les photos de son dernier voyage en Equateur. Que de plantes sublimes et inconnues !

Yves Philippot et l’équipe des jardiniers de Branféré ont fait un travail remarquable pour la mise en valeur des fougères sur le stand.

Stand des fougères

Stand des fougères

Stand des fougères

Merci à Yves Philippot, organisateur de ces rencontres botaniques qui furent aussi de belles rencontres humaines.

Yves Philippot

Un grand merci également à tous les participants que je n’ai pas pu nommer ici. Merci à toi Hervé, venu renforcer la Team Fougères. Le virus des fougères est décidément contagieux, la preuve, plusieurs personnes sont reparties avec des fougères !

Avis aux Bretons !

26 mai 2017

…Et à toutes les personnes qui seront de passage en Bretagne les 4 et 5 juin prochains, dans le cadre des Rencontres botaniques du Parc de Branféré, de nombreux intervenants passionnés de botanique viendront échanger autour des plantes, avec la participation de Gilbert Cudennec, spécialiste des bambous – Sarah Cardinal, spécialiste de la rafflésie – La pépinière du Jardin de Prahor, spécialiste des plantes carnivores – Jean Yves Lesouef, fondateur du Conservatoire botanique national de Brest – Philippe Rello, spécialiste de l’aquaponie – Christian Monnet, chercheur de plantes – Enfin Yves Philippot, directeur du Parc animalier et botanique de Branféré, et moi-même, tous deux passionnés de fougères.

Maianthemum racemosum

29 avril 2017

Maianthemum racemosum

Maianthemum racemosum également connue sous le synonyme de Smilacina racemosa est une plante vivace rhizomateuse originaire d’ Amérique du Nord que l’on trouve en sous bois humide et le long des rives des cours d’eau formant de grandes colonies.

Maianthemum racemosum fait partie de ces plantes vivaces qui se montrent intéressantes pendant toute la saison de végétation en raison de leur feuillage, de leur floraison et de leur fructification. Les tiges ont des entre- noeuds disposés en zigzag donnant un port gracieusement arqué. Les feuilles simples et alternes , portées par un court pétiole, sont de forme elliptique à largement lancéolée. Elles prennent une jolie teinte dorée à l’automne. Les fleurs disposées en panicules ramifiées  de forme pyramidale sont délicatement parfumées. Elles sont suivies par des fruits verts marbrés de jaune et d’orange devenant rouge vif à maturité. Plusieurs espèces du genre Maianthemum seraient dioïques mais Maianthemum racemosum est une espèce monoïque, on peut donc espérer une fructification à partir d’un seul individu même s’il est préférable d’en planter plusieurs.

La rusticité est excellente jusqu’en zone 3. Les sols calcaires sont à proscrire et les meilleurs résultats seront obtenus en sol acide frais et humifère. En cas de sécheresse prolongée, la plante peut entrer en dormance prématurément. L’ association avec des fougères natives d’ Amérique du Nord de vigueur comparable est tout à fait judicieuse. Parmi les choix possibles on retiendra  Dryopteris australis,  Dryopteris celsa, Dryopteris ludoviciana, Dryopteris expansa, Dryopteris marginalis, Polystichum acrostichoides, Polystichum munitum et Woodwardia fimbriata, pour ne citer que mes préférées.

La photo a été prise dans mon second jardin tout juste âgé d’un an dans lequel les fougères prennent peu à peu leurs marques bien que les zones ombragées restent encore limitées. La création et le suivi d’un nouveau jardin demandant beaucoup de temps, je serai un peu moins assidue sur le blog mais je ne manquerai pas de montrer des photos des nouvelles plantations.

Rohdea chinensis

15 avril 2017

Rohdea chinensis

Rohdea chinensis que l’on trouve aussi sous les synonymes de Rohdea watanabei et Campylandra chinensis est une plante vivace appartenant à la famille des Asparagaceae dont l’aire de distribution recouvre Taïwan et la Chine du Sud et de l’Ouest avec les provinces du Anhui, Fujian, Guangdong, Guangxi, Henan, Hubei, Hunan, Jiangxi, Shaanxi, Sichuan et Yunnan.

Cette espèce qui semble très proche de Rohdea japonica est d’un développement plus important et se montre un peu moins rustique que cette dernière. Les conditions de culture sont semblables, les plantes requérant une exposition totalement à l’ombre et un sol humifère maintenu frais. Bien que l’on cultive ces plantes essentiellement pour leur feuillage coriace persistant, l’inflorescence en forme d’épi conique est remarquable.

Davallia canariensis

8 avril 2017

Davallia canariensis

Davallia canariensis est la seule espèce du genre présente en Europe. Son aire de distribution recouvre l’ Espagne, le Portugal, la Macaronésie et le Maroc. Bien qu’elle adopte le plus souvent un mode de vie épiphyte, on la trouve parfois sur les falaises du littoral.

Le rhizome long et rampant, assez gros, jusqu’à 18 mm de diamètre, porte des frondes articulées qui se détachent spontanément quand elles sont flétries. Le limbe, 4 à 5 fois divisé, de texture assez rigide, présente une forme largement triangulaire pouvant atteindre jusqu’à 40cm, tant en longueur qu’en largeur. La jonction entre le rachis et la nervure de la penne est profondément sillonnée et la partie haute de ce sillon forme un large rebord. Les sores marginaux sont recouverts par une indusie en forme de coupe dont l’ouverture se situe sur le bord du limbe.

Dans son habitat, Davallia canariensis bénéficie d’une forte humidité atmosphérique et d’une faible amplitude thermique qui lui permettent une croissance régulière pendant l’année. En dehors de ces conditions privilégiées, la croissance se montrera plus saisonnière, liée en grande partie à l’humidité présente. En période chaude et sèche, Davallia canariensis a tendance à perdre son feuillage, la croissance ne reprenant son cours qu’avec le retour de l’humidité.

Arisarum proboscideum

1 avril 2017

Arisarum proboscideum

Arisarum proboscideum est une petite plante vivace rhizomateuse appartenant à la famille des Araceae.

Le genre Arisarum compte 3 espèces dont l’aire de distribution recouvre la région méditerranéenne, le sud-ouest de l’ Europe et la Macaronésie.

Arisarum proboscideum qui provient des régions boisées d’ Italie et d’ Espagne apprécie les situations ombragées dans un sol frais et riche en humus, formant de grandes colonies.

L’abondant feuillage luisant et sagitté cache en partie la curieuse inflorescence dont le spadice est enclos dans une spathe tubulaire bicolore, à la base renflée et striée de brun, se terminant en forme de capuchon de teinte brune à violacée, prolongé par un long appendice filiforme.

La floraison se produit ici en fin d’hiver, début de printemps, le feuillage se desséchant progressivement avec l’arrivée de l’été. C’est une plante sans souci qui réapparait et refleurit fidèlement chaque année, ne faisant pas concurrence aux fougères.

Cinquante nuances de… vert

4 février 2017

Frondes colorées

Pour les jardiniers qui hésitent encore à créer un massif composé presque uniquement de fougères de crainte que toute cette verdure ne soit ennuyeuse, voilà qui pourrait bien les faire changer d’avis.

Non le vert n’est pas monotone car comme pour toutes les autres couleurs il existe de multiples nuances que l’on peut ranger en 2 grandes catégories, les teintes froides et les teintes chaudes. Les verts chauds sont à dominante jaune, tandis que les verts froids sont à dominante bleue. En mélangeant les verts chauds aux verts froids on obtient une scène  vibrante, bien loin d’être monochrome.

Quelques fougères qui sont d’un vert chaud , on remarquera qu’elle arborent souvent un feuillage teinté de rose ou de cuivre au printemps :

- Dryopteris erythrosora

- Dryopteris lepidopoda

- Dryopteris remota

- Dryopteris namegatae

- Dryopteris crispifolia

- Dryopteris championii

- Dryopteris crassirhizoma

- Adiantum venustum

- Athyrium otophorum

- Blechnum novae-zelandiae

- Coniogramme japonica

- Asplenium antiquum

- Asplenium bulbiferum

- Asplenium scolopendrium

- Polypodium cambricum

- Polystichum makinoi

Quelques fougères qui sont d’un vert froid  avec soit un feuillage coriace, glabre et luisant, donc des plantes d’ombre, soit des feuillages d’une teinte plutôt argentée, souvent recouverts de poils et qui sont donc des plantes de plein soleil :

- Blechnum spicant

- Cyrtomium falcatum

- Dryopteris scottii

- Dryopteris marginalis

- Dryopteris sieboldii

- Polypodium formosanum

- Polypodium scouleri

- Polystichum proliferum

-Polystichum tsus-simense

- Lastreopsis hispida

- Pellaea rotundifolia

- Pyrrosia hastata

- Pyrrosia polydactyla

- Pyrrosia sheareri

- Cheilanthes lanosa

- Cheilanthes tomentosa

- Cheilanthes chusana

- Astrolepis sinuata

- Ceterach officinarum

Bien sûr ce classement n’est pas absolu, les teintes des feuillages évoluant au cours de la saison. Il a pour seul objectif de faire apprécier les multiples nuances que peuvent arborer les fougères, et ce pour notre plus grand plaisir.

Apparition de fourches sur Pyrrosia albicans

21 janvier 2017

Pyrrosia albicans

Après un séjour estival au jardin, j’ai eu la surprise de voir que toutes les jeunes frondes produites par Pyrrosia albicans durant cette période commençaient à se diviser. J’ignore la cause de l’apparition de ce phénomène et s’il s’avèrera durable dans le temps, mais ce qui semble particulièrement étrange est qu’il touche l’ensemble des frondes, et non pas une ou deux frondes isolées comme c’est plus souvent le cas.

Goniophlebium subauriculatum

7 janvier 2017

Goniophlebium subauriculatum

Comme on peut le voir ici à contre-jour, le stipe et les pennes des jeunes frondes de Goniophlebium subauriculatum possèdent une pilosité remarquable. Très présente sur les plantes juvéniles, elle tend à s’atténuer ou à disparaître sur les plantes matures. Elle prend la forme de poils aciculaires presque transparents dont la fonction est de protéger le feuillage de la dessication et probablement de capturer l’humidité. A noter que si le nom de Goniophlebium subauriculatum est encore en usage et admis comme synonyme, il convient d’utiliser à présent celui de Schellolepis subauriculata.

Pyrrosia lingua ‘Cristata’

17 décembre 2016

Pyrrosia lingua 'Cristata'

Voici un cultivar de Pyrrosia lingua que l’on peut rattacher au groupe Cristata de par l’extrémité de ses frondes qui sont plusieurs fois divisées et irrégulièrement fourchues. Si la plupart des cultivar de ce groupe possèdent des frondes  avec des stipes assez longs qui ploient sous le poids de l’apex, celui-ci avec ses frondes miniatures d’à peine 15cm conserve une excellente tenue. Bien qu’étant un peu plus lente que l’espèce type, la croissance reste satisfaisante.