Cinquante nuances de… vert

4 février 2017

Frondes colorées

Pour les jardiniers qui hésitent encore à créer un massif composé presque uniquement de fougères de crainte que toute cette verdure ne soit ennuyeuse, voilà qui pourrait bien les faire changer d’avis.

Non le vert n’est pas monotone car comme pour toutes les autres couleurs il existe de multiples nuances que l’on peut ranger en 2 grandes catégories, les teintes froides et les teintes chaudes. Les verts chauds sont à dominante jaune, tandis que les verts froids sont à dominante bleue. En mélangeant les verts chauds aux verts froids on obtient une scène  vibrante, bien loin d’être monochrome.

Quelques fougères qui sont d’un vert chaud , on remarquera qu’elle arborent souvent un feuillage teinté de rose ou de cuivre au printemps :

- Dryopteris erythrosora

- Dryopteris lepidopoda

- Dryopteris remota

- Dryopteris namegatae

- Dryopteris crispifolia

- Dryopteris championii

- Dryopteris crassirhizoma

- Adiantum venustum

- Athyrium otophorum

- Blechnum novae-zelandiae

- Coniogramme japonica

- Asplenium antiquum

- Asplenium bulbiferum

- Asplenium scolopendrium

- Polypodium cambricum

- Polystichum makinoi

Quelques fougères qui sont d’un vert froid  avec soit un feuillage coriace, glabre et luisant, donc des plantes d’ombre, soit des feuillages d’une teinte plutôt argentée, souvent recouverts de poils et qui sont donc des plantes de plein soleil :

- Blechnum spicant

- Cyrtomium falcatum

- Dryopteris scottii

- Dryopteris marginalis

- Dryopteris sieboldii

- Polypodium formosanum

- Polypodium scouleri

- Polystichum proliferum

-Polystichum tsus-simense

- Lastreopsis hispida

- Pellaea rotundifolia

- Pyrrosia hastata

- Pyrrosia polydactyla

- Pyrrosia sheareri

- Cheilanthes lanosa

- Cheilanthes tomentosa

- Cheilanthes chusana

- Astrolepis sinuata

- Ceterach officinarum

Bien sûr ce classement n’est pas absolu, les teintes des feuillages évoluant au cours de la saison. Il a pour seul objectif de faire apprécier les multiples nuances que peuvent arborer les fougères, et ce pour notre plus grand plaisir.

Apparition de fourches sur Pyrrosia albicans

21 janvier 2017

Pyrrosia albicans

Après un séjour estival au jardin, j’ai eu la surprise de voir que toutes les jeunes frondes produites par Pyrrosia albicans durant cette période commençaient à se diviser. J’ignore la cause de l’apparition de ce phénomène et s’il s’avèrera durable dans le temps, mais ce qui semble particulièrement étrange est qu’il touche l’ensemble des frondes, et non pas une ou deux frondes isolées comme c’est plus souvent le cas.

Goniophlebium subauriculatum

7 janvier 2017

Goniophlebium subauriculatum

Comme on peut le voir ici à contre-jour, le stipe et les pennes des jeunes frondes de Goniophlebium subauriculatum possèdent une pilosité remarquable. Très présente sur les plantes juvéniles, elle tend à s’atténuer ou à disparaître sur les plantes matures. Elle prend la forme de poils aciculaires presque transparents dont la fonction est de protéger le feuillage de la dessication et probablement de capturer l’humidité. A noter que si le nom de Goniophlebium subauriculatum est encore en usage et admis comme synonyme, il convient d’utiliser à présent celui de Schellolepis subauriculata.

Pyrrosia lingua ‘Cristata’

17 décembre 2016

Pyrrosia lingua 'Cristata'

Voici un cultivar de Pyrrosia lingua que l’on peut rattacher au groupe Cristata de par l’extrémité de ses frondes qui sont plusieurs fois divisées et irrégulièrement fourchues. Si la plupart des cultivar de ce groupe possèdent des frondes  avec des stipes assez longs qui ploient sous le poids de l’apex, celui-ci avec ses frondes miniatures d’à peine 15cm conserve une excellente tenue. Bien qu’étant un peu plus lente que l’espèce type, la croissance reste satisfaisante.

Fronde fertile de Pyrrosia samarensis

3 décembre 2016

Pyrrosia samarensis

Après avoir produit plusieurs frondes avec une partie apicale de plus en plus développée, Pyrrosia samarensis a développé pour la première fois des frondes fertiles. Chez cette espèce, les sores sont en effet présents uniquement dans la partie apicale et regroupés en coenosore, c’est-à-dire formant une ligne quasiment ininterrompue. Situés à mi-distance entre la nervure et la marge, ils murissent de l’apex vers le limbe.

Tricyrtis formosana

19 novembre 2016

Tricyrtis formosana

Tricyrtis formosana est une plante vivace rhizomateuse appartenant à la famille Liliaceae. Bien qu’étant originaire de Taïwan elle se montre étonnamment rustique sous notre climat.

Plante de sous bois, Tricyrtis formosana trouvera naturellement sa place en compagnie des fougères à l’ombre, en sol frais et humifère. Sa floraison tardive d’automne est très appréciable à une époque où le jardin commence à entrer en dormance.

Pyrrosia albicans

12 novembre 2016

Pyrrosia albicans

Pyrrosia albicans est une fougère épiphyte mais que l’on peut rencontrer occasionnellement en épilithe ou terrestre dont l’aire de distribution recouvre la Malaisie, Sumatra, Java, les Petites îles de la Sonde ( Bali, Sumbawa, Flores) et la Thaïlande.

Le rhizome allongé porte des écailles peltées, brunes et luisantes. Les frondes monomorphiques sont longuement stipitées, le stipe étant aussi long que le limbe. Celui-ci atteignant sa largeur maximale dans la partie centrale est cunéé à la base, avec un apex obtus à aigu, la marge du limbe étant fréquemment enroulée vers le dessous. Les nervures secondaires sont visibles, les nervures tertiaires formant des aréoles régulières, avec nervilles simples incluses, ou parfois ramifiées et libres. Il n’ y a pas d’hydathodes. L’indument dimorphique forme une couche mate et persistante, blanche à brune, composée d’une couche supérieure comportant des poils aciculaires, disposés en rayons, apprimés à dressés, mélangée à une couche inférieure composée de poils étoilés aux rayons majoritairement laineux. Les sores superficiels sont étroitement regroupés dans la partie apicale de la fronde de façon régulière, en rangs de 3 à 4 dans chaque auréole sorifère. Les sporanges pédonculés sont mélangés à des paraphyses protectrices formant de longs filaments.

La culture ne pose pas de problème particulier, comme pour toutes les espèces de Pyrrosia il suffit d’un substrat drainant et d’une bonne luminosité.

Asplenium x ticinense

5 novembre 2016

Asplenium x ticinense

De passage en Bretagne, dans le Morbihan, j’ai pu découvrir grâce à Yves cet Asplenium que nous avons dans un premier temps pris pour Asplenium adiantum-nigrum. Mais à bien y regarder, la taille des frondes, inhabituellement longues pour cette espèce, ainsi que le feuillage plus finement découpé et l’extrémité des pennes très effilées feraient plutôt penser à Asplenium onopteris. Si la présence d’ Asplenium onopteris est connue en Bretagne dans les départements du Finistère et des Côtes d’ Armor, elle ne l’est pas dans le Morbihan. Par contre l’hybride entre Asplenium adiantum-nigrum et Asplenium onopteris, connu sous le nom de Asplenium x ticinense, est présent dans le département du Morbihan. L’hypothèse d’un hybride se trouve donc confirmée.

Dryopteris munchii

29 octobre 2016

Dryopteris munchii

On ne pense pas toujours à observer le revers des frondes et pourtant la disposition des sores peut être très graphique comme chez ce Dryopteris munchii. Les sores medians sont recouverts par des indusies réniformes brunes offrant un joli contraste avec le vert clair des frondes.

Cystopteris fragilis var. huteri

15 octobre 2016

Cystopteris fragilis var. huteri

Ce Cystopteris fragilis a été photographié dans les Pyrénées, poussant en zone montagneuse, à la base de blocs rocheux.

Cystopteris fragilis doit son nom d’espèce à son aspect grêle et à son feuillage diaphane, presque transparent, ce que traduit bien le nom vernaculaire de capillaire blanche.

Il est généralement admis que le nom de Cystopteris fragilis recouvre certainement un groupe et non une espèce unique (source Les Fougères et plantes alliées de France et d’ Europe occidentale de Rémi Prelli).

L’examen à la loupe de cet individu a montré que la surface des axes et du limbe était fortement glanduleuse, ce qui correspondrait à la forme glanduleuse de l’espèce connue sous le nom de Cystopteris gracilis var. huteri .