Archive pour la catégorie ‘Les compagnes des fougères au jardin’

Billbergia ‘Fantasia’

Samedi 29 novembre 2014

Billbergia 'Fantasia'

Billbergia ‘Fantasia’ est un hybride d’obtention ancienne dont l’un des parents est connu comme étant Billbergia pyramidalis, parent auquel il doit sa hampe florale écarlate qui est toutefois moins compacte. Les fleurs violacées sont malheureusement éphémères comme chez la plupart des espèces du genre Billbergia mais le principal attrait de cet hybride reste le feuillage. Les feuilles disposées en vase étroit sont rigides et marbrées de blanc, si bien que vue de loin la plante apparait presque blanche. Comme ces marbrures sont exemptes de chlorophylle, il faudra éviter une exposition trop ensoleillée, susceptible d’entrainer des brûlures au niveau de ces zones. Billbergia ‘Fantasia’ n’est pas rustique et devra être rentré à l’intérieur pour les mois d’hiver. Il est alors préférable de réduire au minimum les arrosages et de ne pas laisser d’eau stagner au coeur des feuilles sous peine de la voir croupir et d’entrainer la pourriture de la plante. Ce mode d’arrosage qui consiste à toujours laisser de l’eau dans le vase formé par les feuilles disposées en cylindre est bénéfique  en été pour les plantes cultivées en plein air mais peut s’avérer dangereux pendant l’hivernage.

Hedychium spicatum ‘Singalila’

Samedi 1 novembre 2014

Hedychium spicatum 'Singalila'

Hedychium spicatum appartient à la famille Zingiberaceae. C’est l’une des espèces d’ Hedychium les plus largement répandues avec une aire de distribution qui recouvre l’ Himalaya, le Népal, le Myanmar, le nord de la Thaïlande, le Xizang (région autonome du Tibet) et les provinces du sud-ouest de la Chine, comme le Guizhou, le Sichuan et le Yunnan.

Poussant jusqu’à une altitude de 2900 mètres, sa rusticité est évaluée jusqu’à -15°, ce qui en fait avec Hedychium densiflorum l’une des espèces les plus rustiques à cultiver sous nos climats. Plante de petite taille  pour le genre, puisque atteignant tout au plus 1 mètre de haut, Hedychium spicatum est l’une des premières à fleurir en début d’été. Si les fleurs sont relativement clairsemées, ce défaut est largement compensé par leur fort parfum. Le feuillage très tendre craint les fortes chaleurs, ce qui devra inciter à le cultiver à mi-ombre dans les régions les plus chaudes et à bien l’arroser car il apprécie les sols frais à humides, conditions de culture qui s’apparentent à celles requises par la plupart des fougères.

De nombreuses formes de l’espèce ont été introduites en culture. Hedychium spicatum ‘Singalila’ est une forme qui a reçu son nom de cultivar de l’endroit où elle a été prélevée, la crête de Singalila qui marque la limite entre le Népal et le Sikkim. Cette forme est plus florifère que l’espèce type et le revers des feuilles est pourpre, ce qui dénote une adaptation naturelle à des conditions ombragées, dans la mesure où cette coloration agit comme réflecteur interne de lumière, permettant à la plante de capter le plus de lumière possible. Le parfum des fleurs rappelle la vanilline, cet arôme de synthèse qui imite en plus violent la douce vanille, et la note de clou de girofle de l’oeillet mignardise. Ce parfum vraiment addictif est à savourer quand la rosée est encore présente car il s’évanouit avec l’arrivée du soleil et de la chaleur.

Puya mirabilis

Samedi 18 octobre 2014

Puya mirabilis

Puya est un genre de broméliacées terrestres, originaires du sud du continent américain. Beaucoup d’espèces proviennent de régions situées à plus de 2000 mètres d’altitude où elles doivent affronter des conditions très rudes en termes de froid et de sécheresse. Ce genre comporte la plus grande broméliacée connue, Puya raimondii qui atteint 3 mètres de haut hors floraison et 10 mètres avec la hampe florale. La floraison survient vers l’âge vénérable de 150 ans, autant dire qu’il s’agit là d’un véritable évènement !

Originaire de Bolivie et d’ Argentine, de taille plus modeste, mais fleurissant dès son plus jeune âge, Puya mirabilis produit une hampe florale de plus d’un mètre de haut. Les fleurs dont la forme rappelle celle des fleurs de lys  ne sont malheureusement pas de ce bleu métallique, presque irréel, qui a fait la réputation du genre, mais d’un jaune verdâtre assez discret. Le feuillage relativement inerme pour un Puya, avec des épines espacées, souples et courtes, en fait une plante beaucoup plus fréquentable que la plupart de ses congénères, dont les feuilles largement bordées d’épines font office de fil barbelé, moyen de protection efficace s’il en est contre les prédateurs qui seraient tentés de goûter au feuillage.

Sous nos climats le degré de rusticité reste difficile à évaluer. On l’estime comme étant de l’ordre de – 5°, à condition que la plante soit protégée de l’humidité hivernale et cultivée à un emplacement chaud et ensoleillé.

Billbergia ‘Buchholtzii’

Samedi 27 septembre 2014

Billbergia 'Buchholtzii'

Billbergia ‘Buchholtzii’ est une plante appartenant à la famille Bromeliaceae. Cette vaste famille qui comporte plus de 3000 espèces réparties dans 56 genres est exclusivement originaire du continent américain, à l’exception d’une seule espèce Pitcairnia feliciana, présente en Afrique de l’ Ouest.

Billbergia ‘Buchholtzii’ est un hybride dont l’origine est mal connue, je ne pourrai donc pas en dire davantage à son sujet, ma plante n’ayant pas encore fleuri.Elle parait plus ‘bronzée’ que les photos que l’on trouve habituellement car elle a été exposée au soleil mais les bandes horizontales argentées restent visibles. La résistance à la sécheresse est bonne car grâce à ses feuilles disposées en cylindre et formant un vase, la plante peut stocker  l’eau.

Billbergia ‘Buchholtzii’ accompagne en beauté Platycerium bifurcatum qui apprécie également les expositions lumineuses et sait se contenter de peu d’arrosage.

Billbergia nutans ‘Variegata’

Samedi 13 septembre 2014

Billbergia nutans 'variegata'

Billbergia est un genre appartenant à la famille Bromeliaceae et parmi la soixantaine d’espèces que comporte ce genre, Billbergia nutans est probablement la plus répandue et la plus cultivée. Elle est originaire du sud du Brésil,du Paraguay,du nord de l’Argentine , de l’Uruguay, et adopte indifféremment un comportement terrestre ou épiphyte. Le feuillage se compose de quelques feuilles disposées en cylindre et formant un vase destiné à recueillir l’eau. Sa floraison  en épi retombant, particulièrement gracieuse, lui a valu le surnom de ‘larmes de la Reine’, elle ne dure malheureusement que peu de temps. Les fleurs  d’un jaune verdâtre sont bordées de bleu et accompagnées de bractées roses.  Comme la plante est robuste et la croissance rapide, elle peut se montrer envahissante en climat doux. Sa rusticité est estimée de l’ordre de -5°.

Si le feuillage de l’espèce type reste d’un vert assez terne et prend une teinte bronze un peu triste après la floraison, celui de Billbergia nutans ‘Variegata’, largement marqué de stries claires, prend une somptueuse teinte rose quand il est cultivé en plein soleil. Comme on pourrait s’y attendre avec ce type de feuillage panaché la rusticité est plus faible. Il existe une certaine ressemblance entre Billbergia nutans ‘Variegata’ et un cultivar de Billbergia, connu sous le nom de Billbergia ‘Santa Barbara’, sans que l’on puisse établir avec certitude un lien de parenté entre les deux.

Aechmea recurvata

Samedi 26 juillet 2014

Aechmea recurvata

Un avant goût de vacances avec la floraison de cette broméliacée, Aechmea recurvata, véritable feu d’artifice qui a illuminé le jardin il y a quelques semaines…

Billbergia nutans x saundersii

Samedi 28 juin 2014

Billbergia nutans x sandersii

Les beaux jours sont à présent arrivés et les plantes  frileuses prennent leurs quartiers d’ été au jardin pour leur plus  grand bien.

Platycerium veitchii ‘Lemoinei’ fait partie des fougères que je dois hiverner à l’intérieur car plusieurs essais infructueux ont montré qu’ici ce genre n’ était pas rustique, les plantes commençant à souffrir dès le mois de décembre avec la conjonction fatidique du froid et de l’ humidité. On l’ aperçoit  à gauche en compagnie d’ une broméliacée non rustique, Billbergia nutans x saundersii. Les broméliacées sont de parfaites compagnes pour les fougères épiphytes car elles partagent les mêmes conditions de vie, appréciant la pleine lumière et supportant une relative sécheresse.

Billbergia nutans x saundersii est comme son nom l’indique un hybride entre deux espèces de Billbergia. Si le parent Billbergia nutans fait preuve d’ une relative rusticité qu’on peut estimer jusqu’à -5°, en revanche l’ autre parent Billbergia saundersii est probablement plus frileux. La floraison, malheureusement courte, est plus spectaculaire que celle de Billbergia nutans en raison des bractées rouge écarlate qui contrastent fortement avec les fleurs bleues. En dehors de la période de floraison le feuillage bronze marqué de taches claires conserve à la plante un caractère ornemental.

Aspidistra elatior ‘Variegata’

Samedi 22 février 2014

Aspidistra elatior 'Variegata'

Originaire de Chine et du Japon, Aspidistra elatior est une plante vivace rhizomateuse appartenant à la famille Convallariaceae. Longtemps cultivée comme plante d’intérieur en raison de son extrême résistance aux pires conditions de culture, faible luminosité et arrosages irréguliers (tout ce qu’une plante d’intérieur déteste), on en a oublié qu’elle était rustique et pouvait être cultivée au jardin. Elle serait rustique jusqu’en zone 7, et ce même en cas d’hiver très rigoureux, la plante pouvant repartir de la souche même si le feuillage a été détruit par le gel. Aspidistra elatior demande une exposition complètement ombragée car le feuillage est très sensible aux brûlure occasionnées par le soleil. Le développement assez lent de la souche sera amélioré dans une terre humifère et fraîche mais sinon c’est une plante particulièrement résistante. Les fleurs d’une forme étrange qui apparaissent au ras du sol en fin d’hiver peuvent facilement passer inaperçues à cause de leur couleur lie de vin. Elles possèdent la particularité d’ être fécondées par les limaces et les escargots, ce qui n’est pas courant dans le monde végétal.

Il existe de nombreux cultivars en Chine et au Japon qui restent malheureusement difficiles à trouver chez nous (refrain connu). Parmi ceux ci Aspidistra elatior ‘Variegata’  est assez bien diffusé. Comme on pourrait s’y attendre avec cette forme à feuillage panaché, la croissance se montre plus lente que chez l’espèce type et le feuillage encore plus sensible au soleil. L’ association  des Aspidistra et des fougères donne des scènes luxuriantes de toute beauté.

Carex sp. Nanking

Samedi 15 février 2014

Carex sp Nanking

Il n’ existe malheureusement que très peu d’ informations concernant cette espèce de Carex d’ origine inconnue. Les feuilles, larges et brillantes, ainsi que le comportement stolonifère ne sont pas sans rappeler Carex pendula, mais en moins envahissant. Le jeune feuillage est d’une teinte bronze à rougeâtre tout à fait remarquable. Ne possédant cette plante que depuis peu de temps, je n’ ai pas encore assisté à la floraison.

Si de façon générale les Carex s’ intègrent très bien au milieu d’ un ensemble de plantes d’ apparence exotique, celui-ci s’ y prête particulièrement. La fougère qu’il accompagne ici est Polystichum retroso-paleaceum.

Farfugium japonicum var. giganteum

Samedi 25 janvier 2014

Farfugium japonicum var. giganteum

Farfugium japonicum est une plante vivace appartenant à la famille  Asteraceae dont l’aire de distribution recouvre l’ Est de la Chine, la Corée, Taïwan et le Japon. Parmi les nombreuses formes de l’espèce qui ont été sélectionnées, la variété giganteum se distingue par son exceptionnelle vigueur et la taille de son feuillage.  Celui-ci charnu et d’un vert très soutenu est tellement vernissé que de loin on pourrait le croire fait de plastique. Sa texture épaisse le rend un peu moins vulnérable aux attaques des gastéropodes que le sont les autres variétés. La floraison se produit en fin d’automne et se prolonge en hiver à condition qu’il reste doux comme c’est le cas cette année. Avec ses faux airs de pissenlit, je trouve qu’elle tend à déparer la plante mais cela n’est après tout qu’une question de goût personnel et certains la trouveront probablement attractive !

Farfugium japonicum var. giganteum est ici accompagné  à sa gauche par Blechnum nudum.