Archive pour la catégorie ‘Sores en tous genres’

Fronde fertile de Pyrrosia samarensis

Samedi 3 décembre 2016

Pyrrosia samarensis

Après avoir produit plusieurs frondes avec une partie apicale de plus en plus développée, Pyrrosia samarensis a développé pour la première fois des frondes fertiles. Chez cette espèce, les sores sont en effet présents uniquement dans la partie apicale et regroupés en coenosore, c’est-à-dire formant une ligne quasiment ininterrompue. Situés à mi-distance entre la nervure et la marge, ils murissent de l’apex vers le limbe.

Dryopteris munchii

Samedi 29 octobre 2016

Dryopteris munchii

On ne pense pas toujours à observer le revers des frondes et pourtant la disposition des sores peut être très graphique comme chez ce Dryopteris munchii. Les sores medians sont recouverts par des indusies réniformes brunes offrant un joli contraste avec le vert clair des frondes.

Pyrrosia porosa

Samedi 11 juin 2016

Pyrrosia porosa

Pyrrosia porosa possède des sores superficiels de 1 à 2 mm de diamètre dont la répartition s’étend de l’apex jusqu’à l’ensemble du limbe. Rarement confluents, ils sont généralement assez rapprochés ou, c’est moins fréquent, irrégulièrement espacés et forment plusieurs rangées.

Phymatosorus diversifolius

Samedi 30 avril 2016

Phymatosorus diversifolius

Phymatosorus diversifolius est une fougère également connue sous le nom de Microsorum pustulatum, synonyme encore largement utilisé dans la flore de Nouvelle Zélande.

La distinction entre les genres Microsorum et Phymatosorus, établie par Bosman dans son ouvrage A monograph of the fern genus Microsorum, repose principalement sur la différence de nervation.

Pour les espèces appartenant au genre Microsorum la nervation est dite catadrome, c’est-à-dire que la première ramification d’un groupe de nervilles est dirigée depuis la nervure principale vers la base de la fronde.

Pour les espèces appartenant au genre Phymatosorus c’est l’inverse, c’est-à-dire que la première ramification d’un groupe de nervilles est dirigée depuis la nervure principale vers l’apex de la fronde.

Cette précision botanique mise à part, il faut bien reconnaître que le nom de Microsorum pustulatum est bien plus parlant pour désigner les gros sores ronds, de 2 à 5 mm de diamètre, formant une rangée de part et d’autre de la nervure principale, et qui ont pour particularité de former sur le dessus de la fronde une dépression très marquée. Les nervilles ont une teinte foncée qui met bien en évidence la nervation réticulée.

Fronde fertile sur Blechnum tabulare

Samedi 13 février 2016

Blechnum tabulare

Comme c’est le cas chez la plupart des espèces du genre Blechnum, le dimorphisme entre les frondes stériles et les frondes fertiles se traduit chez Blechnum tabulare par des frondes fertiles aux pennes linéaires et très étroites. Toutefois certaines frondes peuvent n’être que partiellement fertiles, et ce dans la moitié supérieure du limbe, tandis que la partie inférieure ne porte que des pennes stériles.

Les sores linéaires s’étendent sur toute la longueur des pennes. Ils sont protégés par des  indusies linéaires et continues, à marge lacérée, s’ouvrant du côté de la nervure.

Pyrrosia stigmosa

Samedi 9 janvier 2016

Pyrrosia stigmosa

Pyrrosia stigmosa possède des sores dépourvus d’indusies répartis de la partie apicale à l’ensemble du limbe. Légèrement espacés et superficiels, leur disposition ne suit pas un schéma clairement établi. Ils peuvent être regroupés à plusieurs dans les aréoles sorifères mais ne sont pas confluents.Quand ils sont âgés, comme c’est le cas ici, ils sont individuellement distincts et  saillants, tandis que lorsqu’ils sont plus jeunes ils restent peu visibles car partiellement cachés par l’indument.

Lygodium japonicum

Samedi 19 décembre 2015

Lygodium japonicum

Les pennes fertiles de Lygodium japonicum se distinguent des pennes stériles par leur plus petite taille et par le fait qu’elles sont davantage découpées.

Les sporanges disposés en marge des pinnules sont protubérants . Au nombre de 6 à 9 paires, ils forment deux rangées sur les lobes fertiles mesurant de 1 à 5 mm.

Au fil des années j’ai pu constater que Lygodium japonicum bien qu’étant une espèce de zone tempérée exigeait beaucoup de chaleur pour atteindre un développement optimal. Sa croissance reste chétive en dehors de la zone 9, le redémarrage de la végétation au printemps étant très tardif et le nombre de frondes produites restreint, ce qui m’a conduit à la rentrer  à l’intérieur pour l’hiver. Elle s’y comporte très bien, ne demandant pas de soins particuliers et poursuivant sa croissance jusqu’aux beaux jours où elle peut alors être ressortie au jardin. Ce n’est qu’avec ce mode de culture que j’ai pu obtenir des frondes fertiles.

Scyphularia pentaphylla

Samedi 28 novembre 2015

Scyphularia pentaphylla

Le synonyme  Davallia pentaphylla est parfois employé pour désigner Scyphularia pentaphylla. Tandis que Nooteboom dans sa révision complète du genre Davallia a préféré y maintenir Davallia pentaphylla, Kato a choisi de séparer cette espèce du reste du genre Davallia et de l’inclure dans un genre distinct, Scyphularia, basé sur la différenciation des écailles du rhizome qui sont pour le genre Scyphularia,  aciculaires, c’est-à-dire en forme d’aiguilles, et pointues, ainsi que sur la forme allongée des sores. Cette dernière option semble aujourd’hui faire consensus.

Scyphularia pentaphylla possède des sores tubulaires situés à l’extrémité des nervures secondaires, en marge des frondes et s’ouvrant vers l’extérieur.

Microsorum fortunei

Samedi 31 octobre 2015

Microsorum fortunei

Avec ses gros sores ronds, le moins que l’on puisse dire de Microsorum fortunei est qu’il ne correspond pas vraiment à l’étymologie  du nom du genre, basé sur mikros qui signifie petit, et sorus , terme employé pour désigner l’ensemble des sporanges.

Profitons-en au passage pour relever une certaine confusion régnant entre Microsorum henryi et Microsorum fortunei, l’un étant parfois donné comme synonyme de l’autre. Dans son ouvrage, Ferns and Fern allies of Taiwan, Ralf Knapp en retrace l’origine. Ainsi Fraser-Jenkins place en synonymie Microsorum henryi et Microsorum chinense, et décrit pour Taïwan une espèce similaire, Microsorum fortunei.

Microsorum henryi (= Microsorum chinense) est décrit comme possédant de grandes frondes, de 1 m ou plus de long, pour 7 cm de large, un épais rhizome, et plusieurs rangées de sores.

Microsorum fortunei possède des frondes de 30 à 60 cm de long, et de 2 à 3 cm de large. Son rhizome est peu épais, et les sores forment généralement une seule rangée de part et d’autre de la nervure centrale, description correspondant à la plante que je possède.

Ralf knapp dit ne pas avoir réussi à distinguer les 2 taxons sur les plantes présentes à Taïwan. Du côté de The Plant list, la situation ne semble pas plus claire puisque les 3 taxons sont reconnus :

Microsorum fortunei ( T. Moore) Ching

Microsorum henryi (Christ) C.M. Kuo

Microsorum chinense (Mett ex Kuhn) Fraser-Jenk

Fronde fertile sur Lemmaphyllum microphyllum

Samedi 3 octobre 2015

Lemmaphyllum microphyllum

On peut observer ici le fort dimorphisme foliaire qui existe entre les frondes stériles et les frondes fertiles de Lemmaphyllum microphyllum. Les frondes stériles, plus ou moins pétiolées, sont de forme variable, orbiculaire à obovale. Les frondes fertiles, plus grandes, possèdent un pétiole plus long et sont de forme oblongue à étroitement lancéolée. Les sores dépourvus d’indusie sont regroupés en une rangée de part et d’autre de la nervure centrale, fusionnant entre eux,  et formant une ligne continue. Ce regroupement des sores porte le nom de coenosore. On notera sur la photo que les sporanges sont ouverts et qu’ils ont dépassé le stade de la maturité, les spores ayant déjà été expulsés.