Impatiens omeiana

6 janvier 2018

Impatiens omeiana

En dépit de son apparence exotique, cette petite plante vivace appartenant à la famille Balsaminaceae, se montre tout à fait rustique en climat tempéré. Elle tient sa rusticité de sa provenance du Mont Omei, en Chine, dont elle est endémique et où elle vit en altitude.

Si le feuillage caduc disparait en hiver, en revanche la souche rhizomateuse résiste jusqu’en zone 7 et la plante se propage par des stolons.  A voir ses tiges et son feuillage gorgés d’eau, on devine qu’un sol frais à humide s’impose, ainsi qu’un emplacement à l’ombre. En période de forte chaleur, il ne faut pas oublier de l’arroser régulièrement sous peine de la voir rapidement  ‘tourner de l’oeil’. C’est un petit bijou à réserver aux jardins soignés mais qui mérite quelques efforts pour sa floraison délicate qui s’accorde si bien avec la simplicité des fougères. En raison de sa petite taille, une vingtaine de centimètres, on retiendra une fougère de taille comparable. L’association avec  Struthiopteris nipponicum (anciennement Blechnum nipponicum) est véritablement somptueuse mais Struthiopteris spicant (anciennement Blechnum spicant) sera plus facile à trouver.

Woodwardia unigemmata

16 décembre 2017

Woodwardia unigemmata

Si de façon générale la coloration rouge vif  du jeune feuillage est plutôt l’apanage des espèces de Blechnacées tropicales,  elle est aussi présente chez certaines espèces rustiques en zone 8 comme ici Woodwardia unigemmata. En effet dans les zones tropicales où les plantes sont très exposées  à un fort ensoleillement, la teinte rouge que prend parfois le feuillage constitue une protection.  Pour pouvoir se colorer ainsi les frondes devront être exposées à une certaine durée d’ensoleillement, mais pas trop sous peine de subir des brûlures. L’emplacement idéal sera donc situé au soleil le matin  et passant à l’ombre aux heures les plus chaudes de la journée. A un emplacement totalement ombragé la coloration du feuillage sera plus fade.

Woodwardia unigemmata doit son nom d’espèce à la présence, au revers de la fronde, près de l’apex, d’ une ou parfois plusieurs bulbilles. Chez Woodwardia orientalis, ces bulbilles produites en grand nombre se développent sur l’ensemble de la face supérieure de la fronde. Il est à noter une moindre coloration et une plus faible rusticité chez cette dernière espèce.

Isodon effusus

9 décembre 2017

Isodon effusus

Isodon effusus est une plante vivace appartenant à la famille des Lamiaceae, endémique du Japon où on la trouve dans les zones montagneuses ombragées sur l’ile de Honshu.

C’est une plante dont la floraison tardive, entre septembre et octobre, ne peut passer inaperçue. Il faut se représenter une multitude de corolles tubulaires d’un mauve très lumineux qui s’ouvrent quasi simultanément. Ce spectacle est d’autant plus appréciable qu’il survient à une époque de l’année où les floraisons se font plus rares. La rusticité est excellente et la résistance au sec tout à fait honorable pour une plante d’ombre. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire est une légère tendance à l’avachissement sous le poids des fleurs mais on ne va pas lui reprocher de fleurir si généreusement !

En résumé Isodon effusus est une plante facile, acceptant de fleurir en situation ombragée et une excellente plante compagne pour les fougères.

Fascicularia bicolor a enfin fleuri !

21 octobre 2017

Depuis le temps que j’attendais cet évènement … le miracle s’est produit la semaine dernière.
Les signes avant coureurs d’une floraison imminente étaient déjà là depuis plusieurs semaines puisque le feuillage avait revêtu une couleur écarlate

Fascicularia bicolor

Avant de donner ça

Fascicularia bicolor

Ces photos redonneront peut-être espoir aux jardiniers qui tout comme moi pensaient qu’il était impossible de voir fleurir cette broméliacée en dehors d’un climat franchement océanique comme celui du littoral breton. Je ne suis pas sûre de pouvoir reproduire ce résultat à coup sûr tous les ans mais je peux quand même livrer quelques observations.

Contrairement aux apparences Fascicularia bicolor n’est pas une plante xérophyte. Bien que dans son habitat naturel, au Chili, elle vive  sur les falaises maritimes, elle bénéficie de beaucoup d’humidité grâce aux embruns. Inutile d’espérer la voir fleurir si on la traite comme une agave ou un cactus.

Il ne faut pas non plus croire résoudre le problème en la plantant à l’ombre. Elle n’y fleurira pas, j’ai déjà essayé, car c’est une plante de milieu ouvert et non pas une plante d’ombre

Nous voilà donc avec une plante assez frileuse, demandant un bon drainage, une exposition ensoleillée et de l’humidité. La quadrature du cercle en somme ! Pour toutes ces raisons, j’ai renoncé à cultiver Fascicularia bicolor en pleine terre car même si elle se développait bien, la touffe s’accroissant d’année en année, je n’ai jamais obtenu de floraison, faute d’une humidité suffisante en plein été. J’ai donc pris la décision de diviser la souche et de la replanter dans des pots. Au cours de l’ été ceux-ci ont bénéficié de l’arrosage automatique mis en place pendant mon absence pour les fougères et à mon retour, ô miracle, le feuillage avait rougi. En plus du facteur humidité, le regroupement avec d’autres broméliacées a peut-être favorisé la floraison.

Pour découvrir les broméliacées je recommande la lecture de Bromeliads for the Contemporary Garden de Andrew Steens. les photographies sont à tomber !

Rencontre des passionnés de fougères

22 septembre 2017

La première rencontre réunissant les passionnés de fougères se tiendra le dimanche 24 septembre au Parc Floral de Vincennes dans le cadre de la 4ème édition du village botanique. Venez nombreux !

Les rencontres botaniques de Branféré

9 juin 2017

Les rencontres botaniques de Branféré qui se sont tenues les 4 et 5 juin se sont articulées autour d’un noyau dur de fous de plantes, chaque intervenant ayant partagé ses connaissances et contribué à la prise de conscience de l’étonnante diversité du monde végétal.

Sarah Cardinal  nous a fait découvrir la plus grande fleur du monde végétal, la rafflésie, menacée dans son milieu naturel, et les actions qui sont menées pour la préservation de l’espèce.

Sarah cardinal

Gilbert Cudennec, collectionneur et passionné de bambous, était venu avec une petite partie de ses plantes et nous a montré des cannes de toute beauté.

Canne de bambou

Canne de bambou

Canne de bambou

Christian Monnet, grand voyageur devant l’éternel et découvreur de plantes, nous a montré les photos de son dernier voyage en Equateur. Que de plantes sublimes et inconnues !

Yves Philippot et l’équipe des jardiniers de Branféré ont fait un travail remarquable pour la mise en valeur des fougères sur le stand.

Stand des fougères

Stand des fougères

Stand des fougères

Merci à Yves Philippot, organisateur de ces rencontres botaniques qui furent aussi de belles rencontres humaines.

Yves Philippot

Un grand merci également à tous les participants que je n’ai pas pu nommer ici. Merci à toi Hervé, venu renforcer la Team Fougères. Le virus des fougères est décidément contagieux, la preuve, plusieurs personnes sont reparties avec des fougères !

Avis aux Bretons !

26 mai 2017

…Et à toutes les personnes qui seront de passage en Bretagne les 4 et 5 juin prochains, dans le cadre des Rencontres botaniques du Parc de Branféré, de nombreux intervenants passionnés de botanique viendront échanger autour des plantes, avec la participation de Gilbert Cudennec, spécialiste des bambous – Sarah Cardinal, spécialiste de la rafflésie – La pépinière du Jardin de Prahor, spécialiste des plantes carnivores – Jean Yves Lesouef, fondateur du Conservatoire botanique national de Brest – Philippe Rello, spécialiste de l’aquaponie – Christian Monnet, chercheur de plantes – Enfin Yves Philippot, directeur du Parc animalier et botanique de Branféré, et moi-même, tous deux passionnés de fougères.

Maianthemum racemosum

29 avril 2017

Maianthemum racemosum

Maianthemum racemosum également connue sous le synonyme de Smilacina racemosa est une plante vivace rhizomateuse originaire d’ Amérique du Nord que l’on trouve en sous bois humide et le long des rives des cours d’eau formant de grandes colonies.

Maianthemum racemosum fait partie de ces plantes vivaces qui se montrent intéressantes pendant toute la saison de végétation en raison de leur feuillage, de leur floraison et de leur fructification. Les tiges ont des entre- noeuds disposés en zigzag donnant un port gracieusement arqué. Les feuilles simples et alternes , portées par un court pétiole, sont de forme elliptique à largement lancéolée. Elles prennent une jolie teinte dorée à l’automne. Les fleurs disposées en panicules ramifiées  de forme pyramidale sont délicatement parfumées. Elles sont suivies par des fruits verts marbrés de jaune et d’orange devenant rouge vif à maturité. Plusieurs espèces du genre Maianthemum seraient dioïques mais Maianthemum racemosum est une espèce monoïque, on peut donc espérer une fructification à partir d’un seul individu même s’il est préférable d’en planter plusieurs.

La rusticité est excellente jusqu’en zone 3. Les sols calcaires sont à proscrire et les meilleurs résultats seront obtenus en sol acide frais et humifère. En cas de sécheresse prolongée, la plante peut entrer en dormance prématurément. L’ association avec des fougères natives d’ Amérique du Nord de vigueur comparable est tout à fait judicieuse. Parmi les choix possibles on retiendra  Dryopteris australis,  Dryopteris celsa, Dryopteris ludoviciana, Dryopteris expansa, Dryopteris marginalis, Polystichum acrostichoides, Polystichum munitum et Woodwardia fimbriata, pour ne citer que mes préférées.

La photo a été prise dans mon second jardin tout juste âgé d’un an dans lequel les fougères prennent peu à peu leurs marques bien que les zones ombragées restent encore limitées. La création et le suivi d’un nouveau jardin demandant beaucoup de temps, je serai un peu moins assidue sur le blog mais je ne manquerai pas de montrer des photos des nouvelles plantations.

Rohdea chinensis

15 avril 2017

Rohdea chinensis

Rohdea chinensis que l’on trouve aussi sous les synonymes de Rohdea watanabei et Campylandra chinensis est une plante vivace appartenant à la famille des Asparagaceae dont l’aire de distribution recouvre Taïwan et la Chine du Sud et de l’Ouest avec les provinces du Anhui, Fujian, Guangdong, Guangxi, Henan, Hubei, Hunan, Jiangxi, Shaanxi, Sichuan et Yunnan.

Cette espèce qui semble très proche de Rohdea japonica est d’un développement plus important et se montre un peu moins rustique que cette dernière. Les conditions de culture sont semblables, les plantes requérant une exposition totalement à l’ombre et un sol humifère maintenu frais. Bien que l’on cultive ces plantes essentiellement pour leur feuillage coriace persistant, l’inflorescence en forme d’épi conique est remarquable.

Davallia canariensis

8 avril 2017

Davallia canariensis

Davallia canariensis est la seule espèce du genre présente en Europe. Son aire de distribution recouvre l’ Espagne, le Portugal, la Macaronésie et le Maroc. Bien qu’elle adopte le plus souvent un mode de vie épiphyte, on la trouve parfois sur les falaises du littoral.

Le rhizome long et rampant, assez gros, jusqu’à 18 mm de diamètre, porte des frondes articulées qui se détachent spontanément quand elles sont flétries. Le limbe, 4 à 5 fois divisé, de texture assez rigide, présente une forme largement triangulaire pouvant atteindre jusqu’à 40cm, tant en longueur qu’en largeur. La jonction entre le rachis et la nervure de la penne est profondément sillonnée et la partie haute de ce sillon forme un large rebord. Les sores marginaux sont recouverts par une indusie en forme de coupe dont l’ouverture se situe sur le bord du limbe.

Dans son habitat, Davallia canariensis bénéficie d’une forte humidité atmosphérique et d’une faible amplitude thermique qui lui permettent une croissance régulière pendant l’année. En dehors de ces conditions privilégiées, la croissance se montrera plus saisonnière, liée en grande partie à l’humidité présente. En période chaude et sèche, Davallia canariensis a tendance à perdre son feuillage, la croissance ne reprenant son cours qu’avec le retour de l’humidité.