Pyrrosia lingua ‘Cristata’

17 décembre 2016

Pyrrosia lingua 'Cristata'

Voici un cultivar de Pyrrosia lingua que l’on peut rattacher au groupe Cristata de par l’extrémité de ses frondes qui sont plusieurs fois divisées et irrégulièrement fourchues. Si la plupart des cultivar de ce groupe possèdent des frondes  avec des stipes assez longs qui ploient sous le poids de l’apex, celui-ci avec ses frondes miniatures d’à peine 15cm conserve une excellente tenue. Bien qu’étant un peu plus lente que l’espèce type, la croissance reste satisfaisante.

Fronde fertile de Pyrrosia samarensis

3 décembre 2016

Pyrrosia samarensis

Après avoir produit plusieurs frondes avec une partie apicale de plus en plus développée, Pyrrosia samarensis a développé pour la première fois des frondes fertiles. Chez cette espèce, les sores sont en effet présents uniquement dans la partie apicale et regroupés en coenosore, c’est-à-dire formant une ligne quasiment ininterrompue. Situés à mi-distance entre la nervure et la marge, ils murissent de l’apex vers le limbe.

Tricyrtis formosana

19 novembre 2016

Tricyrtis formosana

Tricyrtis formosana est une plante vivace rhizomateuse appartenant à la famille Liliaceae. Bien qu’étant originaire de Taïwan elle se montre étonnamment rustique sous notre climat.

Plante de sous bois, Tricyrtis formosana trouvera naturellement sa place en compagnie des fougères à l’ombre, en sol frais et humifère. Sa floraison tardive d’automne est très appréciable à une époque où le jardin commence à entrer en dormance.

Pyrrosia albicans

12 novembre 2016

Pyrrosia albicans

Pyrrosia albicans est une fougère épiphyte mais que l’on peut rencontrer occasionnellement en épilithe ou terrestre dont l’aire de distribution recouvre la Malaisie, Sumatra, Java, les Petites îles de la Sonde ( Bali, Sumbawa, Flores) et la Thaïlande.

Le rhizome allongé porte des écailles peltées, brunes et luisantes. Les frondes monomorphiques sont longuement stipitées, le stipe étant aussi long que le limbe. Celui-ci atteignant sa largeur maximale dans la partie centrale est cunéé à la base, avec un apex obtus à aigu, la marge du limbe étant fréquemment enroulée vers le dessous. Les nervures secondaires sont visibles, les nervures tertiaires formant des aréoles régulières, avec nervilles simples incluses, ou parfois ramifiées et libres. Il n’ y a pas d’hydathodes. L’indument dimorphique forme une couche mate et persistante, blanche à brune, composée d’une couche supérieure comportant des poils aciculaires, disposés en rayons, apprimés à dressés, mélangée à une couche inférieure composée de poils étoilés aux rayons majoritairement laineux. Les sores superficiels sont étroitement regroupés dans la partie apicale de la fronde de façon régulière, en rangs de 3 à 4 dans chaque auréole sorifère. Les sporanges pédonculés sont mélangés à des paraphyses protectrices formant de longs filaments.

La culture ne pose pas de problème particulier, comme pour toutes les espèces de Pyrrosia il suffit d’un substrat drainant et d’une bonne luminosité.

Asplenium x ticinense

5 novembre 2016

Asplenium x ticinense

De passage en Bretagne, dans le Morbihan, j’ai pu découvrir grâce à Yves cet Asplenium que nous avons dans un premier temps pris pour Asplenium adiantum-nigrum. Mais à bien y regarder, la taille des frondes, inhabituellement longues pour cette espèce, ainsi que le feuillage plus finement découpé et l’extrémité des pennes très effilées feraient plutôt penser à Asplenium onopteris. Si la présence d’ Asplenium onopteris est connue en Bretagne dans les départements du Finistère et des Côtes d’ Armor, elle ne l’est pas dans le Morbihan. Par contre l’hybride entre Asplenium adiantum-nigrum et Asplenium onopteris, connu sous le nom de Asplenium x ticinense, est présent dans le département du Morbihan. L’hypothèse d’un hybride se trouve donc confirmée.

Dryopteris munchii

29 octobre 2016

Dryopteris munchii

On ne pense pas toujours à observer le revers des frondes et pourtant la disposition des sores peut être très graphique comme chez ce Dryopteris munchii. Les sores medians sont recouverts par des indusies réniformes brunes offrant un joli contraste avec le vert clair des frondes.

Cystopteris fragilis var. huteri

15 octobre 2016

Cystopteris fragilis var. huteri

Ce Cystopteris fragilis a été photographié dans les Pyrénées, poussant en zone montagneuse, à la base de blocs rocheux.

Cystopteris fragilis doit son nom d’espèce à son aspect grêle et à son feuillage diaphane, presque transparent, ce que traduit bien le nom vernaculaire de capillaire blanche.

Il est généralement admis que le nom de Cystopteris fragilis recouvre certainement un groupe et non une espèce unique (source Les Fougères et plantes alliées de France et d’ Europe occidentale de Rémi Prelli).

L’examen à la loupe de cet individu a montré que la surface des axes et du limbe était fortement glanduleuse, ce qui correspondrait à la forme glanduleuse de l’espèce connue sous le nom de Cystopteris gracilis var. huteri .

Cardiandra alternifolia ‘Pink Geisha’

1 octobre 2016

Cardiandra alternifolia 'Pink Geisha'

Cardiandra alternifolia est une plante vivace herbacée appartenant à la famille Hydrangeaceae dont l’aire de distribution au Japon s’étend depuis le sud, sur l’île de Kyushu , jusqu’au nord, sur l’île de Honshu, en passant par l’ île centrale de Shikoku, ce qui laisse espérer une assez bonne rusticité, au moins jusqu’au zone 7.

Cardiandra alternifolia doit son nom d’espèce à ses feuilles alternes, de forme lancéolée à oblongue, aux marges finement dentées et d’un beau vert foncé. La floraison en cymes composée de fleurs fertiles au centre et de fleurs stériles  en périphérie est caractéristique de la famille.

Comme les fougères qu’elle accompagnera en beauté jusqu’ à l’automne, puisque sa floraison dure longtemps, elle apprécie les sols frais et humifères à la mi-ombre.

Excroissance de la nervure

24 septembre 2016

Pyrrosia lingua 'Shigei Shishi'

Dans ma collection plusieurs cultivars de Pyrrosia présentent une curieuse excroissance de la nervure située à l’apex de la fronde, faisant penser à une épine, plus ou moins longue et crochue.

Chez Pyrrosia lingua ‘Shigei Shishi’ que l’on peut voir ci-dessus, cette excroissance est très développée puisqu’elle atteint 1,5 cm de long.

Le même phénomène peut être observé sur certains cultivars de  Microsorum punctatum, en particulier ‘Whisker crested’. Les espèces tropicales ne semblent pas être les seules à présenter cette particularité puisque Polypodium cambricum ‘Hornet’ possède le même genre d’aiguilon.

Les Polypodiacées seraient-elles alors les seules concernées ? Là encore  la réponse est non puisque sont connus  des cultivars d’ Asplenium scolopendrium avec le même genre de fantaisie, le bien nommé ‘Cornutum’ et ‘Peraferens’.

Belvisia validinervis

17 septembre 2016

Belvisia validinervis

Belvisia validinervis est une fougère épiphyte appartenant à la famille Polypodiaceae dont l’aire de distribution recouvre la Malaisie, l’ Indonésie, Java, les Philippines, le Sulawesi et la Nouvelle Guinée.

Belvisia validinervis est une espèce très proche de Belvisia spicata, ces deux espèces pouvant s’hybrider entre elles. Ne disposant que de peu d’informations sur cette espèce, je ne peux que fournir une description basée sur mes seules observations.

Le rhizome modérément rampant de Belvisia validinervis porte des frondes assez rapprochées. Elles sont simples et entières, avec un limbe étroit et de forme lancéolée, décurrent à sa base. La principale particularité de ces frondes est de posséder un apex fertile, très allongé et fortement réduit en largeur, formant un épi qui est caractéristique  du genre Belvisia. Les sores sont dépourvus d’indusies. La nervation est réticulée avec des aréoles irrégulières comportant des nervilles ramifiées. La teinte foncée de ces nervilles, contrastant fortement sur le vert plus clair de la fronde, rend cette espèce particulièrement attractive.

La culture en intérieur de Belvisia validinervis comme pour la majorité des Polypodiacées s’avère très facile pourvu qu’on lui procure un emplacement bien éclairé et un substrat suffisamment drainant. Dans son habitat d’origine elle pousse à des emplacements très exposés ce qui en fait une plante résistante.