Microsorum punctatum ‘Dragon’s Whiskers’

12 mars 2016

Microsorum punctatum 'Dragon's Whiskers'

Ce cultivar de Microsorum punctatum porte le nom amusant de ‘moustache de dragon’ faisant probablement référence aux profondes lacérations en forme de dents aigües en marge du limbe. Comme pour d’autres cultivars de Microsorum punctatum, la texture du feuillage est moins coriace que celle de l’espèce type, le rendant plus vulnérable aux attaques de pucerons qui surviennent fréquemment sur les jeunes pousses à cette période de l’année. La vigilance s’impose mais ce cultivar conserve une bonne vigueur et s’avère aussi facile à cultiver que le type, supportant aisément une relative sécheresse.

Pyrrosia lingua ‘Variegata’

5 mars 2016

Pyrrosia lingua 'Variegata'

Certains cultivars de Pyrrosia lingua, bien que magnifiques, restent difficiles à nommer et à identifier avec certitude tant ils cumulent de particularités.

Tel est le cas de celui-ci qui en plus de présenter un feuillage panaché de stries jaunes tout comme ‘Ogon Nishiki’,mais qui  a en plus le bord du limbe profondément incisé, formant des lobes arrondis.

La vigueur de la plante ne s’en trouve pas amoindrie et la résistance au froid est tout aussi bonne que celle de l’espèce type.

Pyrrosia x nipponica

27 février 2016

Pyrrosia x nipponica

Retour sur une espèce qui circule sous le nom de Pyrrosia linearifolia ‘Onikabuto’ et qui s’est avérée être un hybride japonais  connu comme étant Pyrrosia x nipponica Beppu & Serizawa. L’un des deux parents de cet hybride est Pyrrosia hastata tandis que l’identité du second parent reste à déterminer entre Pyrrosia porosa et Pyrrosia linearifolia. Selon Hovenkamp il s’agirait plutôt de Pyrrosia porosa.

Pyrrosia x nipponica a hérité de Pyrrosia hastata la forme irrégulièrement lobée de la base de sa fronde.

A noter qu’il existe à Taïwan un hybride similaire à Pyrrosia x nipponica, connu sous le nom de Pyrrosia matsudae Hayata, d’apparence très proche mais dont l’un des parents impliqués est Pyrrosia polydactyla, espèce endémique à Taïwan. L’autre parent impliqué dans ce croisement serait toujours selon Hovenkamp Pyrrosia porosa.

Culture de Davallia en épiphyte

20 février 2016

Davallia mariesii et Davallia tyermanii

Les fougères, de par la diversité de leurs ports, qu’il soit en touffe, rampant ou encore arborescent, se prêtent à de multiples utilisations au jardin.

Les espèces épiphytes ou celles à long rhizome rampant gagnent à être disposées en hauteur pour mettre en valeur leur port retombant.

Ces deux espèces de Davallia, à gauche Davallia mariesii, et à droite Davallia tyermanii, sont ici cultivées dans des contenants en fibre de coco. Davallia mariesii est une espèce utilisée depuis très longtemps au Japon pour former des suspensions décoratives. Ses longs rhizomes sont guidés sur un support dont ils épousent la forme en le recouvrant intégralement, généralement en forme de balle, mais aussi dans d’autres formes fantaisie.

De faible maintenance, la plante peut ainsi être maintenue plusieurs années puisqu’elle tire les éléments nutritifs des parties les plus anciennes de rhizome qui se décomposent graduellement. Très résistante à la sécheresse, il faut juste penser à la décrocher de temps à autre pour la mettre à tremper et réhydrater l’ensemble.

Fronde fertile sur Blechnum tabulare

13 février 2016

Blechnum tabulare

Comme c’est le cas chez la plupart des espèces du genre Blechnum, le dimorphisme entre les frondes stériles et les frondes fertiles se traduit chez Blechnum tabulare par des frondes fertiles aux pennes linéaires et très étroites. Toutefois certaines frondes peuvent n’être que partiellement fertiles, et ce dans la moitié supérieure du limbe, tandis que la partie inférieure ne porte que des pennes stériles.

Les sores linéaires s’étendent sur toute la longueur des pennes. Ils sont protégés par des  indusies linéaires et continues, à marge lacérée, s’ouvrant du côté de la nervure.

Adiantum raddianum ‘Gracillimum’

6 février 2016

Adiantum raddianum 'Gracillimum'

Adiantum raddianum ‘Gracillimum’ est un cultivar d’ Adiantum raddianum au feuillage particulièrement fin. Le nom de ‘Gracillimum’ fait référence à la petite taille de ses pinnules.

Bien qu’elle soit généralement vendue comme plante d’intérieur, on s’épargne beaucoup de soucis avec la culture de cette fougère en la traitant comme une espèce semi rustique au jardin puisqu’elle peut supporter de légères gelées, à condition d’être placée  en situation abritée. Evidemment si le froid venait à s’installer, il faudra la rentrer dans un endroit maintenu hors gel, jusqu’au retour de températures plus clémentes. Tous mes cultivars d’ Adiantum raddianum sont ainsi traités depuis quelques années. La croissance stagne en hiver mais reprend avec le retour des beaux jours permettant le renouvellement complet du feuillage.

Pyrrosia lingua var. heteractis

30 janvier 2016

Pyrrosia lingua var. heteractis

L’espèce Pyrrosia lingua comporte deux variétés botaniques

Pyrrosia lingua var. lingua

Pyrrosia lingua var. heteractis

La clef d’identification entre ces deux variétés porte sur la différence au niveau de l’indument qui est monomorphique pour  Pyrrosia lingua var. lingua et dimorphique pour Pyrrosia lingua var. heteractis.

Pyrrosia lingua var. heteractis possède un indument dimorphique comportant  deux types de poils. La couche supérieure est composée de poils de 0.4 à 0.8 mm de diamètre à la structure stellée et à rayons appressés tandis que la couche inférieure est composée de poils principalement laineux.

On notera également que Pyrrosia lingua var. heteractis possède des frondes plus larges avec un apex cuspidé. Les frondes sont moins rigides et la texture du feuillage plus fine ce qui le rend plus vulnérable face au gel comme j’ai pu en faire l’expérience.

Pyrrosia lingua var. heteractis semble donc moins rustique que Pyrrosia lingua var. lingua ce qui est somme toute assez logique puisque son aire de distribution est plus nettement tropicale. Il faut également noter une grande variabilité, différentes formes ayant été observées.

Dietes bicolor

23 janvier 2016

Dietes bicolor

Dietes bicolor est une plante vivace rhizomateuse  appartenant à la famille Iridaceae. Bien qu’étant originaire d’ Afrique du Sud elle présente une certaine rusticité, allant  jusqu’à -10° selon certaines sources, ce qui rendrait possible sa culture en zone 8b.

Si le feuillage linéaire est persistant jusqu’à quelques degrés sous O°, il faut bien reconnaître qu’il est assez quelconque, et c’est bien sûr pour sa somptueuse floraison que l’on cultivera cette iridacée. Les fleurs éphémères qui ne durent que deux jours compensent leur courte durée de vie par une association de teintes originales, jaune, orange et brun foncé, qui s’avère particulièrement lumineuse au milieu des feuillages d’un vert soutenu de la plupart des fougères. La floraison se renouvelle tout au long de l’été tant que le sol reste frais. La plante accepte de fleurir à la mi-ombre mais à un emplacement chaud et protégé pour pouvoir passer l’hiver sans trop de dégâts.

Ombrière à fougères

16 janvier 2016

Ombrière à fougères

Le jardin étant malheureusement trop petit pour accueillir des arbres, l’absence d’ombre a du être compensée à certains endroits par la construction de structures susceptibles d’atténuer la force du rayonnement solaire, bien que celui-ci reste profitable pendant la période hivernale.

Cette pergola est recouverte de lattes de bois qui sont assez espacées pour procurer l’ombre recherchée, mais pas trop pour laisser passer la pluie. Elle prend appui à gauche sur un petit bâtiment et elle est doublée à droite par un if, de sorte que l’endroit bénéficie d’une légère protection contre les vents froids.

Son utilité est double. En plus d’apporter de l’ombre aux fougères de pleine terre, elle permet de suspendre les fougères épiphytes qui de par leur nature sont plus demandeuses en lumière. Figurent ici, de gauche à droite, Pyrrosia linearifolia, Davallia pentaphylla, Pyrrosia lingua, Asplenium flaccidum, Phymatosorus grossus, Pyrrosia lingua ‘Misho’ et Platycerium bifurcatum.

Pyrrosia stigmosa

9 janvier 2016

Pyrrosia stigmosa

Pyrrosia stigmosa possède des sores dépourvus d’indusies répartis de la partie apicale à l’ensemble du limbe. Légèrement espacés et superficiels, leur disposition ne suit pas un schéma clairement établi. Ils peuvent être regroupés à plusieurs dans les aréoles sorifères mais ne sont pas confluents.Quand ils sont âgés, comme c’est le cas ici, ils sont individuellement distincts et  saillants, tandis que lorsqu’ils sont plus jeunes ils restent peu visibles car partiellement cachés par l’indument.