Cystopteris fragilis var. huteri

15 octobre 2016

Cystopteris fragilis var. huteri

Ce Cystopteris fragilis a été photographié dans les Pyrénées, poussant en zone montagneuse, à la base de blocs rocheux.

Cystopteris fragilis doit son nom d’espèce à son aspect grêle et à son feuillage diaphane, presque transparent, ce que traduit bien le nom vernaculaire de capillaire blanche.

Il est généralement admis que le nom de Cystopteris fragilis recouvre certainement un groupe et non une espèce unique (source Les Fougères et plantes alliées de France et d’ Europe occidentale de Rémi Prelli).

L’examen à la loupe de cet individu a montré que la surface des axes et du limbe était fortement glanduleuse, ce qui correspondrait à la forme glanduleuse de l’espèce connue sous le nom de Cystopteris gracilis var. huteri .

Cardiandra alternifolia ‘Pink Geisha’

1 octobre 2016

Cardiandra alternifolia 'Pink Geisha'

Cardiandra alternifolia est une plante vivace herbacée appartenant à la famille Hydrangeaceae dont l’aire de distribution au Japon s’étend depuis le sud, sur l’île de Kyushu , jusqu’au nord, sur l’île de Honshu, en passant par l’ île centrale de Shikoku, ce qui laisse espérer une assez bonne rusticité, au moins jusqu’au zone 7.

Cardiandra alternifolia doit son nom d’espèce à ses feuilles alternes, de forme lancéolée à oblongue, aux marges finement dentées et d’un beau vert foncé. La floraison en cymes composée de fleurs fertiles au centre et de fleurs stériles  en périphérie est caractéristique de la famille.

Comme les fougères qu’elle accompagnera en beauté jusqu’ à l’automne, puisque sa floraison dure longtemps, elle apprécie les sols frais et humifères à la mi-ombre.

Excroissance de la nervure

24 septembre 2016

Pyrrosia lingua 'Shigei Shishi'

Dans ma collection plusieurs cultivars de Pyrrosia présentent une curieuse excroissance de la nervure située à l’apex de la fronde, faisant penser à une épine, plus ou moins longue et crochue.

Chez Pyrrosia lingua ‘Shigei Shishi’ que l’on peut voir ci-dessus, cette excroissance est très développée puisqu’elle atteint 1,5 cm de long.

Le même phénomène peut être observé sur certains cultivars de  Microsorum punctatum, en particulier ‘Whisker crested’. Les espèces tropicales ne semblent pas être les seules à présenter cette particularité puisque Polypodium cambricum ‘Hornet’ possède le même genre d’aiguilon.

Les Polypodiacées seraient-elles alors les seules concernées ? Là encore  la réponse est non puisque sont connus  des cultivars d’ Asplenium scolopendrium avec le même genre de fantaisie, le bien nommé ‘Cornutum’ et ‘Peraferens’.

Belvisia validinervis

17 septembre 2016

Belvisia validinervis

Belvisia validinervis est une fougère épiphyte appartenant à la famille Polypodiaceae dont l’aire de distribution recouvre la Malaisie, l’ Indonésie, Java, les Philippines, le Sulawesi et la Nouvelle Guinée.

Belvisia validinervis est une espèce très proche de Belvisia spicata, ces deux espèces pouvant s’hybrider entre elles. Ne disposant que de peu d’informations sur cette espèce, je ne peux que fournir une description basée sur mes seules observations.

Le rhizome modérément rampant de Belvisia validinervis porte des frondes assez rapprochées. Elles sont simples et entières, avec un limbe étroit et de forme lancéolée, décurrent à sa base. La principale particularité de ces frondes est de posséder un apex fertile, très allongé et fortement réduit en largeur, formant un épi qui est caractéristique  du genre Belvisia. Les sores sont dépourvus d’indusies. La nervation est réticulée avec des aréoles irrégulières comportant des nervilles ramifiées. La teinte foncée de ces nervilles, contrastant fortement sur le vert plus clair de la fronde, rend cette espèce particulièrement attractive.

La culture en intérieur de Belvisia validinervis comme pour la majorité des Polypodiacées s’avère très facile pourvu qu’on lui procure un emplacement bien éclairé et un substrat suffisamment drainant. Dans son habitat d’origine elle pousse à des emplacements très exposés ce qui en fait une plante résistante.

Furcation sur Asplenium scolopendrium

10 septembre 2016

Asplenium scolopendrium

Comme le mentionne Rémy Prelli à propos d’ Asplenium scolopendrium,  dans son ouvrage Les Fougères et plantes alliées de France et d’ Europe occidentale : ” On rencontre parfois des formes à limbe très crispé ou diversement incisé sur le bord, ainsi que des populations montrant une forte proportion de feuilles bi- ou polyfurquées au sommet.”

Seulement voilà, encore faut-il avoir la chance de tomber sur un tel spécimen, aussi en découvrant celui-ci je ne pouvais pas repartir sans le photographier. On ne sait pas exactement à quels facteurs attribuer ce genre de variation.  L’endroit de la découverte était particulièrement favorable aux fougères, avec une hygrométrie importante puisqu’il s’agit des Gorges de Kakuetta  où l’on peut y admirer des peuplements très importants d’ Asplenium scolopendrium. Le grand nombre d’individus de la même espèce augmente probablement la probabilité d’observer la survenue de ces variations.

Un parfum d’été

30 juillet 2016

Neoregelia

… Avec la très discrète floraison du Neoregelia.

Bonnes vacances à tous et à toutes !

Selaginella tamariscina

23 juillet 2016

Selaginella tamariscina

Selaginella tamariscina est une espèce dont l’aire de distribution asiatique recouvre l’ Inde, la Chine, Taïwan, le Japon, la Corée, les Philippines et la Thaïlande.  Elle croît à des emplacements exposés, sur la roche ou à flanc de colline.

Les racines forment une pseudo-tige portant de nombreuses branches à la disposition radiale, l’ensemble ayant la forme d’une rosette. Cette sélaginelle est reviviscente, c’est-à-dire qu’en conditions extrêmes de froid ou de sécheresse le feuillage peut se dessécher et se replier de façon à protéger la plante,  jusqu’au retour de conditions plus clémentes qui lui permettront de reprendre son aspect normal. Toutefois en culture il est préférable d’éviter la reproduction trop fréquente de ce phénomène qui reste un stress important.

La croissance de cette sélaginelle est particulièrement lente et l’apparition d’une tige d’une quinzaine de centimètres demande de nombreuses années de culture. On accordera une grande attention au substrat qui devra être bien drainant et la plante devra être maintenue dans des conditions relativement sèches pour résister à l’hiver.

Asplenium scolopendrium ‘Ramo-marginatum’

16 juillet 2016

Asplenium scolopendrium 'ramo-marginatum'

Le groupe Asplenium scolopendrium ‘Ramo-marginatum’ rassemble différentes formes caractérisées par un feuillage d’un vert foncé et qui présentent des ramifications répétées depuis la base jusqu’à l’apex de la fronde. L’allure générale est celle d’un éventail avec des divisions dont la largeur varie d’une plante à l’autre.

Si l’on parle plus communément de groupe à propos d’ Asplenium scolopendrium ‘Ramo-marginatum’ c’est parce que cette forme est strictement définie par la présence d’une fine lamelle de tissu semblable à une marge, située au revers de la fronde et en bordure de la nervure centrale. En pratique elle est souvent absente chez nombre de plantes., raison qui conduit à les rassembler sous le terme de groupe.

Aglaomorpha meyeniana

2 juillet 2016

Aglaomorpha meyeniana

Aglaomorpha meyeniana est une fougère épiphyte appartenant à la famille Polypodiaceae originaire des Philippines et de Taïwan.

Elle possède un large rhizome allongé densément recouvert d’écailles orangées qui porte des frondes regroupées formant un nid. Cette disposition permet de collecter de menus débris végétaux  nécessaires à la nutrition de la plante. Les frondes pennatifides sont brunes et de texture papyracée à la base tandis que la partie distale est de texture foliacée. La principale particularité de cette espèce très attractive est de présenter sur les frondes fertiles des pennes sorifères si étroites qu’elles ressemblent à des rangées de perles. Les sores gros et ronds sont dépourvus d’indusies.

Aglaomorpha meyeniana est une fougère frileuse appréciant une forte luminosité. Le substrat employé devra être bien drainant et les arrosages maintenus au minimum pendant la saison hivernale.

Neolepisorus ovatus f. truncatus

18 juin 2016

Neolepisorus ovatus

Neolepisorus est un genre rassemblant des fougères terrestres ou épilithes dont l’aire de distribution s’étend du Nord Est de l’ Inde, à la Chine, au Japon et aux Philippines.

Neolepisorus ovatus est une espèce originaire de Chine qui s’avère être très variable, et pour laquelle plusieurs formes sont connues. Le rhizome, allongé et rampant, porte des frondes qui sont assez largement espacées entre elles, dotées de longs stipes, densément écailleux. La forme du limbe est quant à elle très variable, partant de l’ovale, plus ou moins lobé ou encore pennatifide. La base du limbe est cunéée à arrondie, la marge entière et l’apex acuminé. La texture est papyracée, c’est-à-dire assez épaisse et rappelant celle du papier. Le limbe est écailleux sur la face abaxiale, inférieure, et glabre sur la face adaxiale, supérieure. La nervure principale est proéminente et les nervures secondaires sont bien visibles. La nervation est de type anastomosé. Les sores de forme orbiculaire forment de 2 à 4 rangées irrégulières de chaque côté de la nervure centrale. Les sores dépourvus d’indusies sont couverts par des paraphyses à l’état jeune.

Neolepisorus ovatus f. truncatus est une forme caractérisée par un limbe non divisé, entier, de forme ovale-lancéolée. La base est tronquée, c’est-à-dire qu’elle se termine de façon très abrupte, comme si elle était coupée transversalement. Le terme truncatus fait référence à cette particularité. Une fine ligne claire sépare chaque paire de nervures secondaires. C’est une fougère que l’on trouve sur des roches calcaires, jusqu’à 1500 mètre d’altitude.

Au niveau des conditions de cultures on évitera évidemment de la cultiver dans une trop grande quantité de substrat, les petites coupelles comme celles utilisées pour les plantes alpines étant préférables. Attention également aux gastéropodes qui semblent être très friands des jeunes pousses. La plante se montre également sensible aux excès d’arrosage qui peuvent la faire pourrir. Toutes ces raisons m’ont amené à préférer la culture en intérieur où il est plus facile de contrôler ces différent paramètres. Dans ces conditions elle s’avère être facile à cultiver car elle est à l’abri de l’humidité hivernale qui semble être sa principale ennemie.