Pyrrosia subfurfuracea

21 mai 2016

Pyrrosia subfurfuracea

Pyrrosia subfurfuracea présente une pilosité tout à fait surprenante comme si les jeunes frondes étaient recouvertes d’une couche de neige poudreuse. Cet effet est du à un indumentum dimorphique comportant une couche supérieure composée de poils aciculaires aux rayons disposés en étoile, mélangée à une couche inférieure de poils laineux stellés.

Aechmea recurvata x Aechmea calyculata

14 mai 2016

Aechmea recurvata x Aechmea calyculata

L’hybridation entre Aechmea recurvata et Aechmea calyculata a donné naissance à de nombreux cultivars que l’on peut difficilement identifier avec certitude, faute d’une documentation suffisante. Le plus connu d’entre eux est probablement ‘Covata’ et c’est celui qui se rapproche le plus du mien avec l’extrémité des feuilles violacée, teinte s’accentuant avec l’exposition au soleil.

La floraison qui survient entre la fin de l’hiver et le début du printemps se compose de minuscules fleurs blanches mais ce sont surtout les bractées d’un rouge vif qui font tout son intérêt.

La rusticité est bonne pour une broméliacée puisque la plante peut supporter quelques degrés en dessous du 0° fatidique, à condition bien sûr d’être placée dans un endroit abrité. Elle tient compagnie aux fougères épiphytes supportant les expositions ensoleillées, comme les Davallia et les Nephrolepis.

Microsorum punctatum

7 mai 2016

Microsorum punctatum

Pour une raison que je ne m’explique pas les cultivars de Microsorum punctatum, en particulierGrandiceps’, sont bien plus répandus que l’espèce type. Ainsi l’unique représentant de Microsorum punctatum dans les serres du jardin botanique de Tours est un ‘Grandiceps’. Et pourtant le type avec ses frondes particulièrement épaisses et coriaces, portées à la verticale, ne manque pas d’attrait. Si on y ajoute à ces qualités une plus grande vigueur et une exceptionnelle résistance au dessèchement, on se demande bien pourquoi il n’est pas davantage répandu en culture.

Phymatosorus diversifolius

30 avril 2016

Phymatosorus diversifolius

Phymatosorus diversifolius est une fougère également connue sous le nom de Microsorum pustulatum, synonyme encore largement utilisé dans la flore de Nouvelle Zélande.

La distinction entre les genres Microsorum et Phymatosorus, établie par Bosman dans son ouvrage A monograph of the fern genus Microsorum, repose principalement sur la différence de nervation.

Pour les espèces appartenant au genre Microsorum la nervation est dite catadrome, c’est-à-dire que la première ramification d’un groupe de nervilles est dirigée depuis la nervure principale vers la base de la fronde.

Pour les espèces appartenant au genre Phymatosorus c’est l’inverse, c’est-à-dire que la première ramification d’un groupe de nervilles est dirigée depuis la nervure principale vers l’apex de la fronde.

Cette précision botanique mise à part, il faut bien reconnaître que le nom de Microsorum pustulatum est bien plus parlant pour désigner les gros sores ronds, de 2 à 5 mm de diamètre, formant une rangée de part et d’autre de la nervure principale, et qui ont pour particularité de former sur le dessus de la fronde une dépression très marquée. Les nervilles ont une teinte foncée qui met bien en évidence la nervation réticulée.

Pyrrosia nummulariifolia

23 avril 2016

Pyrrosia nummulariifolia

Pyrrosia nummulariifolia possède un indument dimorphique persistant, dense et mat. La couche inférieure de teinte blanchâtre est composée de poils laineux dont les rayons sont disposés en étoile. La couche supérieure qui la surmonte distinctement est brune et comporte des poils de 0.7 à 1.4 mm de diamètre  aux rayons aciculaires dont la position varie d’étalée à érigée.

Ce double revêtement pileux offre une bonne protection contre le dessèchement à une fougère que l’on trouve plus  fréquemment dans des sites exposés, que ce soit en épiphyte ou en épilithe.

Pyrrosia christii

16 avril 2016

Pyrrosia christii

Pyrrosia christii est une fougère originaire de l’ ile de Bornéo. Elle y est présente dans les états malaisiens de Sarawak et Sabah, et dans la partie indonésienne de l’ ile, le Kalimantan. On rencontre Pyrrosia christii principalement en épiphyte, en situation protégée, se restreignant aux zones perpétuellement humides, comme semblent le confirmer ses frondes fines et presque glabres qui sont à première vue caractéristiques d’une plante hygromorphique. Cependant on peut la trouver occasionnellement sur des rochers en plein soleil, observation corroborée par la bonne résistance au dessèchement des sujets cultivés en serre.

Le rhizome, rampant et allongé, est recouvert par des écailles peltées,  dont la base est entière à irrégulièrement dentée, et  l’acumen brun clair, cilié. Les frondes distinctement stipitées sont modérément dimorphiques. les frondes stériles possèdent un stipe d’égale longueur avec le limbe qui atteint sa largeur maximale dans sa partie inférieure, ou parfois dans son milieu. La forme de la base du limbe varie de cunéée à plus ou moins cordée et tronquée, quant à l’apex, il varie de aigu à acuminé. Les frondes fertiles, dotées d’un stipe plus long, sont de forme plus allongée, la base du limbe étant cunéée et l’apex, obtus à acuminé. Les nervures secondaires sont bien visibles, les nervures tertiaires formant des aréoles régulières avec nervilles incluses, simples ou ramifiées, fréquemment anastomosées. Les hydathodes bien distincts, superficiels à légèrement proéminents, sont répartis sur l’ensemble du limbe. L’indument dimorphique est bien souvent fugace, formant une couche mince et mate, hyaline, c’est-à-dire incolore et transparente comme du verre. La couche supérieure  se compose de poils appressés, aux rayons disposés en étoile, étroitement appliquée contre une couche inférieure composée de poils aux rayons majoritairement laineux. Les sores peuvent être répartis sur l’ensemble du limbe, ou bien encore être étroitement regroupés en zones aux contours plus ou moins bien définis.

En dépit de ses origines,Pyrrosia christii s’avère être étonnamment facile à cultiver à l’intérieur car c’est une fougère très résistante à la sécheresse, c’est même l’une des plus résistantes parmi toutes celles que j’y cultive. Elle appréciera bien sûr un séjour en extérieur pendant l’été. Elle possède des frondes très douces, au revers argenté, le dessus du limbe étant d’un joli vert pomme sur lequel les nervures d’un vert plus foncé contrastent bien.

Pyrrosia subfurfuracea

9 avril 2016

Pyrrosia subfurfuracea

Pyrrosia subfurfuracea est une fougère dont l’aire de distribution recouvre la Chine, le Bhoutan, l’ Inde, le Laos et le Vietnam. Elle se rencontre principalement en épilithe, le plus souvent sur des roches calcaires, à l’ombre mais parfois aussi en plein soleil. On la rencontre occasionnellement en épiphyte, en forêt ou dans les ravins.

Le rhizome est court à légèrement allongé. Les frondes monomorphiques sont portées par un stipe aussi long que le limbe. Progressivement atténué à la base avec un apex plus ou moins acuminé, le limbe atteint sa largeur maximale dans son milieu. Les nervures secondaires sont distinctes, les tertiaires formant des aréoles régulières, anastomosées avec nervilles incluses ramifiées. Les hydathodes bien visibles sont répartis sur l’ensemble du limbe. L’indumentum dimorphique est composé d’une couche supérieure blanchâtre, fugace à persistante, fine à dense, de poils aciculaires aux rayons disposés en étoile, mélangée à une couche inférieure de poils laineux stellés. Les sores disposés à l’apex de la fronde sont très regroupés et superficiels, formant un schéma plus ou moins bien défini.

La rusticité de cette espèce reste à établir mais il est probable, compte tenu de ses origines, qu’elle se montre meilleure que celle des espèces nettement plus tropicales.

Pyrrosia angustata

2 avril 2016

Pyrrosia angustata

Gros plan sur les écailles blanchâtres qui recouvrent les rhizomes de Pyrrosia angustata. Ces écailles sont peltées, c’est-à-dire qu’elles sont rattachées en leur centre au rhizome. Leur base est entière et l’acumen (l’extrémité) est brillant et hyaline, c’est-à-dire transparent comme du verre, ce qui donne aux écailles cette impression de blancheur.

Les frondes sont recouvertes d’un indument dimorphique composé d’une couche appressée, souvent fugace, de poils stellés aciculaires, mélangée à une couche inférieure composée de poils laineux.

Poils et écailles constituent donc une remarquable protection contre le dessèchement pour cette fougère qui s’avère particulièrement résistante et facile à cultiver en intérieur.

Microsorum punctatum

26 mars 2016

Microsorum punctatum

Cette forme curieuse de Microsorum punctatum à feuillage panaché vient de Thaïlande. Bien qu’étant un peu moins vigoureuse que le type cette fougère reste très facile à cultiver en intérieur car elle supporte bien les écarts d’arrosage et l’air sec. Pour lui conserver cette jolie panachure il faudra la cultiver à un emplacement bien lumineux. Elle apprécie également d’être dans un contenant un peu étroit.

Elaphoglossum crinitum

19 mars 2016

Elaphoglossum crinitum

Les fougères à poil. Un intitulé humoristique pour une nouvelle rubrique sérieuse dans laquelle nous allons nous intéresser à la pilosité des fougères.

Poils, soies et écailles, en plus de faire partie des ornements des fougères, constituent des critères d’identification importants que nous allons commencer par essayer de définir.

Une écaille peut être définie comme étant une pièce foliacée papyracée, c’est-à-dire, mince, sèche et membraneuse, composée de 2 cellules ou plus de large, sorte de feuille rudimentaire.

Un poil est une excroissance de l’épiderme plus ou moins filiforme qui est soit unicellulaire, soit composée d’une simple rangée de cellules.

Une soie est un poil rigide dont la base élargie est multicellulaire.

Gros plan ici sur Elaphoglossum crinitum dont le stipe et les frondes sont recouverts d’écailles noires filiformes et dressées. Le nom d’espèce crinitum fait référence au crin animal, ce qui est une comparaison tout à fait adaptée. Elaphoglossum crinitum est une fougère très sensible à la sécheresse qui demande une atmosphère constamment humide, raison pour laquelle elle est plus fréquemment cultivée en terrarium. Dans une ambiance saturée en humidité on peut voir ces écailles capturer les fines gouttelettes de condensation à leur sommet et former de minuscules perles de rosée. La fonction des écailles est donc ici de capturer l’humidité nécessaire à la survie de la plante.